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M'ennuyant terriblement, j'ai confisqué le trieur d'un certain L., qui s'affabulait de surnoms ridicules en faisant des grimaces dans le dos de son professeur. Mal lui en pis car ce fut là la cause du vol de son classeur, confisqué, puis examiné par son dit professeur, il trône actuellement encore salle des profs, mais cette fois avec une surprise, un devoir à rendre en Français, sur un poème, semble être corrigé, dans sa quasi-intégralité, de la main d'un authentique penseur, ancien adepte de la rime et de la métrique poétique.
Bien à vous.
C'est un trou de verdure où chante une rivière,
Accrochant follement aux herbes des haillons
D'argent ; où le soleil, de la montagne fière,
Luit : c'est un petit val qui mousse de rayons.
Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,
Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
Dort ; il est étendu dans l'herbe, sous la nue,
Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.
Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
Sourirait un enfant malade, il fait un somme :
Nature, berce-le chaudement : il a froid.
Les parfums ne font pas frissonner sa narine ;
Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine,
Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.
« Le dormeur du Val », Arthur Rimbaud, Poésies
Par où commencer ? Je ne veux point paraître ennuyeux, et si on passait en revue les membres de l’équipe ? Qu’en dites-vous ? Quelques nouvelles sans snobisme et d’un intérêt des plus grands. En route, en route.
Il était une fois Petite J. au pays des maths et de la science-physique, dans un royaume scientifique et démonstratif bien loin de celui que nous conte à chaque heure de permanence, le bienveillant J., de la Réunion, fanatique et sectaire des cours de Madame K., l’explication pourrait être simple, mais aucun doute, C. ou M. viendront y placer leur grain de sel et jouer de mauvais tours. Si F. n’a pas changé depuis l’enfance, H. s’est tourné vers une autre voie, laissant à R. le soin de couper du bois sur le dos de professeurs pénibles et soûlants. F. garde encore en son cœur les souvenirs de Tchéquie alors qu’H. nous relance dans la défense du peuple slave opprimé. L. a fêté son anniversaire hier, D. le fêtera trois jours avant le mien, A., sept jours plus tard, dans sa planète triste où les étoiles s’échouent. Ipiu songe à Melian, Elenwë à Samedi, Lupus à ses rêveries, Melia à des rencontres marchombres, Szyra à ses études, M. à son ego et ses billets de train. Malheur, c’est là qu’interviennent J. et C., respectivement désabusées des filières scientifiques et attirés par les extrêmes épurés des arts et du corps militaire. C’est beau l’originalité (xD). M². songe à repasser le concours de Science-Po’, M. à s’acheter un nouveau saxophone, P. envoie de jolis messages, S. perd ses doigts. J. tombe de vélo, L. croit en son subconscient, et Petit Pierre semble être le noyau de ces électrons tourbillonnant. Il les regarde et les admire, sourit et pleure.
La sémantique est une branche de la linguistique qui étudie les signifiés.
Le lemme (ou lexie, ou item lexical) est l'unité autonome constituante du lexique d'une langue. C'est une suite de caractères formant une unité sémantique et pouvant constituer une entrée de dictionnaire. Dans le vocabulaire courant, on parlera plus souvent de mot, notion qui, cependant, manque de clarté. On construit des énoncés avec des lemmes, les lemmes sont faits de morphèmes.
En linguistique, on définit généralement un morphème comme la plus petite unité porteuse de sens qu'il soit possible d'isoler dans un énoncé. De même que le phonème, le morphème est une entité abstraite susceptible de se réaliser de plusieurs manières dans la chaîne parlée.
En phonologie, domaine de la linguistique, un phonème est la plus petite unité discrète ou distinctive (c'est-à-dire permettant de distinguer des mots les uns des autres) que l'on puisse isoler par segmentation dans la chaîne parlée. Un phonème est en réalité une entité abstraite, qui peut correspondre à plusieurs sons. Il est en effet susceptible d'être prononcé de façon différente selon les locuteurs ou selon sa position et son environnement au sein du mot. On transcrit traditionnellement les phonèmes par des lettres placées entre des barres obliques: /a/, /t/, /r/, etc., selon la règle un phonème = un symbole.
Wiki’ est notre ami !
Parce que c’est beau et parce qu’ils le valent bien ! xD
Tout d’abord, notons ensemble que la nomenclature de « clown à plein de temps », ou de « comique d’entre deux cours », ne correspond pas à cette idéologie de mise en dérision du personnel enseignant et étudiant. Lapsus révélateur qui souligne ici mon plein soutien à cette classe dite récessive, qu’on devrait clade pour ses nombreux caractères communs qui lui sont propres : entre autre la faculté à savoir rire et sourire, la volonté de remettre en question et comprendre, le besoin de se moquer gentiment et d’apprécier à sa juste valeur une plaisanterie. Or donc, après ce préambule dont certain(e)s chercheront les imprécations, je tenais à dédier ces quelques mots à F., M. et L., invariables amis et camarades de route qui ont su me rappeler comme rire était bon pour la santé et le moral. Hahaha ! Je ferais donc deux brefs apartés sur des méthodes et des personnages caricaturés, stéréotypes d’un enseignement laissant au grenier de l’Oubli, le saint homme des Sciences de la Chimie, propulsé dans l’espace des répétitions par l’écho de sa propre voix. Coupez-vous les cheveux, c’est bon pour la santé.
« Si tu veux la forme pour demain, mange des Frosties de Kellogs ! »
« Nous » sommes allés rendre visite à Guignol qui cherchait une fois de plus son chiffon perdu. On pourrait écrire une nouvelle là-dessus, tiens. Guignol qui aujourd’hui ne laissait dépasser du bureau que sa tignasse emmêlée et ses mains potelées. Vous l’aurez reconnu, ladies and gentlemen, il s’agissait de Madame B., le très célèbre chaînon manquant. Additive des taxons extra-groupe et des caractères anatomiques exagérés, ce modèle « pré-apparition du caractère Mâchoire » (Notez ici l’intonation slave posée sur la dernière particule de ce mot aux consonances européennes !) et malheureusement appartenant au groupe des êtres vivants (vertébrés ?) nomenclaturés par l’absence flagrante d’un vocabulaire riche. C’est pas beau tout ça ? De plus, varions à juste titre les relances, ce personnage type du lycée sent habituellement la croûte de fromage, mais là est, je vous l’accorde, une considération subjective. Tout comme la génétique ne lui a pas offert des oreilles discrètes ou un nez « normal », le génome tend plus vers le dauphin que vers l’hominidé. Qu’en pensez-vous ? Manquerait-il des chromosomes ? Peut-être. Cela expliquerait beaucoup de choses et notamment un manque total d’aptitudes pour l’informatique ou un don pour se contredire sans cesse. Sans peur et sans reproche, Madame B. mange les pages de livre, crie, n’aime pas le découpage, râle, vitupère, cherche ses mots, fait des titres sur le pouce, se trompe, ne veut pas avoir raison et oublie d’être gentille.
Trêve de méchancetés. Madame K. en mérite autant. Voire bien plus, elle qui abuse tant du chocolat et des enfants. Ou la solution n°1 est-elle l’unique solution ? Si c’est le cas, peut-être cessera-t-elle de poser son ventre sur son bureau sitôt la crise passée. Ou peut-être ne pourra-t-elle-même plus s’assoir ! Malheur. Elle aime le Jambon, fait des tartines. Elle parle d’infinis, de notations, fait des fautes d’orthographe. Elle mange le livre, arracher les pages de nos cahiers, raye, enlève des points, invente des fautes imaginaires, n’aime pas le travail bâclé, déteste les élèves brillants, hait les Facultés, prône le retour à la journée mathématique (7h de cours de maths pour « éduquer ces sales jeunes » et « réorthodoxer le système scolaire » !). C’est dur à ce niveau ! C’est la misère qui engendre la chute vers les extrêmes ! C’est un maximum, messieurs dames ! Je la hais, oh comme je la hais. Je pourrais être 1/x qu’elle ne serait que le zéro en lequel la fonction s’annule. Bouh, bouh, bouh. Voilà que je veux mettre un terme aux propos concernant cette abomination de l’Education. Comment enseigner en expliquant aux élèves que leur barème est sur seize par pur dérision ? Hein ? C’est ignoble !
« Le lion sera au rendez-vous pour la Spé’ ! »
Je me perds moi-même dans mes considérations.
Sic.
Synthétiser l’œuvre de ce Vendredi serait désuet et n’explorerait pas le potentiel infini de ce cours de philosophie. Après en avoir narré les grandes lignes à M., L. et Elenwë, il me reste à le présenter à vous, ami(e)s Voxien(ne)s. La magistralité de cette énième journée ne se démarque donc pas le brio des paroles du grand physicien, Monsieur C., ni par les élucubrations pittoresques d’une collègue de barbarisme Outre-Rhin et pas même par l’accent amusé d’un professeur d’Anglais, émerveillée par la splendeur et le rayonnement de ses copies. Au royaume de l’euphémisme et de la critique implicite, dans les couloirs de l’arène hypocrite des querelles enseignants et étudiantes, l’Euro’ a croisé le fer avec les mathématiques dont la dite Madame K., pour qui mon estime dégringole. A croire que les limites et les suites dont le souvenir de Jadis m’épouvante encore ont su masquer d’un gris nuage la « bonhommie » de cette jeune maman. « Lawl » aurait hurlé l’infatigable A. ! Peut-être, mais avant tout, je ne peux me lasser de répéter ces propos plein de sens qui « clorent » (NdT : Le verbe « clore » n’existe ni au Passé Simple de l’Indicatif, ni à l’Imparfait de l’Indicatif) cette semaine et l’augurèrent des lauriers irraisonnés propre à la conscience humaine.
Il serait bon, de prime à abord, de souligner la présence de celui que d’aucuns nomment « L’égal de Nietzsche », « la divine pensée terrestre », le dénommé H., dont la présence parmi cet auditoire d’élèves semblait aussi effarante que celle d’un oreille attentive qui chaque soir vous compte les péripéties lycéennes de la vie d’un prof éprouvé et perdu dans les cols de l’Education et de la vie d’un élève cherchant en vain à trouver sa filière, quelque part dans le néant littéraire des classes de L. Or donc, le cours du céleste Monsieur L., l’illuminé exemplaire, débuta sur une considération de la métaphysique et du sujet de Baccalauréat des séries S en session 2008/2009. Bien vite l’idée dériva sur les présupposés de la question : « La science apporte-t-elle des réponses définitives ? ». Interrogation à laquelle, après les réponses de S. ou C., l’infâme Petit Pierre vint mettre son grain de sel. En effet, non content d’encrasser l’astrale et angélique transmission de pensée, il se dit que prononcer quelques paroles ne ferait point de tort au monde. Mal lui en pris, car dès lors le sort s’acharna sur sa personne.
Eclaboussé par cette théorie nouvelle et sauvage, Monsieur L. en vint à parler de sa famille, de son prénom, de séries américaines qu’il citait sans raison. En cela résidait le génie, car son auditoire béat lui accorda raison. Ainsi advint le talent d’H., Celui-Qui-Avait-Divisé-Par-Zéro. Fort de ses années de préparations psychologiques, actifs partisans des débats désabusés sur le rôle de l’Homme dans la société et sa place dans l’univers carcéral lycéen, il parla des démocraties populaires de STI, du Rideau de Fer intersections lycéennes et de la propagande organisée par le Haut-Comité Général Enseignant. Il démontra par alpha et bêta que tout cela n’était qu’illusion, qu’il ne s’agissait que d’une farce organisée par le temps, car oui, Messieurs Dames, la vérité n’existe pas. Cette théorie sur laquelle nous avons lentement dérivé, comme des naufragés perdus dans la tourmente des vents, nous venait tout droit des inspirations propres à nos jeunesses. Etayé, il fut simple à ma voix d’augurer ces paroles de « Oh » et « Ah » puis de les ponctuer de répliques, d’arguments autres, il fut fort plaisant de disserter sur la possibilité d’une dualité du continuum espace-temps lors des choix et décisions et de la mise en place originelle d’un système de rouage du Destin, dont chaque Homme choisit le fil de l’Histoire. Le fait historique, ainsi, n’est pas atemporel comme une vérité qu’on ne peut déchoir, il naît avec l’acte de l’Homme, il n’existe pas en tant que tel avec l’Homme, n’ayant, par définition, ni passé, ni présent, ni futur, il est conçu par la main de l’Homme et par sa conscience. De là jaillirent moult autres débats comme la véritable nomenclature de « Cours de Philosophie », assurément destitué pour un « Psychanalyse scolaire » par les générations futures, traumatisées par le syndrome de la pensée unique. Le bourrage de crâne scolaire vise à l’institution d’une seule manière de pensée, que Monsieur L. réfute et rejette, louant le débat, la discussion, le libre-arbitre et la pensée individuelle et non universelle. Toutefois, le besoin de communauté, de création de sociétés, n’est-il pas une sorte de retour au Grand Tout dont l’Homme s’est détaché en comprenant qu’il était maître de la vérité, que lui seul pouvait tenir dans sa main la splendeur des temps de demain et laisser l’écho de sa parole résonner pour l’éternité.
En dire plus serait gâcher le mystère de la Philosophie, cette science de la pensée, de la communication et du droit à la parole, aussi, chers amis Voxiens et Voxiennes, éreinté par ma propre journée, je m’en vais somnoler et rêver des terres du Valinor, où seule la pensée d’Eru brille à l’ombre de Pelori et des arbres de Yavanna…
Le ЅιІmαrιІІιοη, J.R.R. Tolkien
Disserter longuement sur la première œuvre post-mortem du célébrissime auteur de Fantasy anglo-saxonne serait une perte de temps, aussi vais-je abréger en ne vous citant que quelques passages qui ont su me toucher. Je voulais souligner le fait qu’au-delà de l’œuvre en elle-même et de l’acte d’écrire, Tolkien avait ici créé un monde, s’inspirant des théologies de notre propre univers, les retravaillant, repensant leurs imprécations et leurs structures afin de synthétiser un monde nouveau avec de nouvelles règles et une théogonie propre à Eä. Je tenais également, dans cette courte introduction, à remercier Ipiu et Elenwë, qui ont réussi à me redonner l’envie de dépoussiérer les pages déjà jaunies par le temps de ce que beaucoup considèrent comme le Diamant de l’œuvre tolkiennienne.
« Quand les Valar pénétrèrent dans Eä, ils furent en même temps surpris et désorientés, car il en était comme si rien encore n’existait de ce qu’ils avaient perçu dans la vision, comme si tout était sur le point d’advenir sans avoir nulle forme, et tout était ténèbres. Car la Grande Musique n’avait été que la naissance et l’épanouissement de l’esprit dans les Espaces Eternels, la Vision elle-même un présage, mais maintenant ils étaient arrivés au commencement du Temps et les Valar surent que le Monde n’avait été qu’Annonce et Prophétie qu’ils devaient désormais accomplir. »
Ainulindalë, J.R.R. Tolkien
« Ulmo est le Seigneur des Eaux. […] Quand les Enfants d’Eru l’apercevaient, ils étaient pris d’épouvante : l’apparition du Roi des Mers était terrible, telle une haute vague qui s’avancerait sur les terres, un heaume noir couronné d’écume et une cotte de mailles où l’argent ruisselle, moiré d’ombres vertes. Les trompettes de Manwë sont puissantes, mais la voix d’Ulmo est profonde comme les abîmes de l’océan qu’il est seul à contempler. »
« Sur les Valar », Silmarillion,
J.R.R. Tolkien
« Jadis il y eut Sauron le Maia, que les Sindar de Beleriand appelèrent Gorthaur. Au commencement d’Arda, Melkor le séduisit pour en faire son vassal et il devint le plus grand et le plus fidèle serviteur de l’Ennemi, et le plus dangereux, car il pouvait prendre maintes formes et il put longtemps apparaître à son gré si noble et si beau que seuls les plus méfiants n’en étaient pas trompés.
Quand le Thangorodrim fut mis en pièces et que Morgoth fut renversé, Sauron reprit son beau visage, jura obéissance à Eönwë, le héraut de Manwë, et abjura toutes ses mauvaises actions. Certains tiennent que ce ne fut pas mensongèrement, que Sauron avait réellement des remords, ne fût-ce que par peur, ayant été terrorisé par la chute de Morgoth et par l’immense colère des Seigneurs de l’Ouest. Mais Eönwë n’avait pas le pouvoir d’absoudre ses pairs, il ordonna à Sauron de rentrer au Pays d’Aman pour y subir le jugement de Manwë. Sauron fut humilié, ne voulut pas se présenter ainsi et se voir peut-être condamné par les Valar à une longue servitude en gage de sa bonne foi. Au départ d’Eönwë il se cacha sur les Terres du Milieu et retomba dans le mal tant les liens étaient solides dont Morgoth l’avait chargé. »
« Les Anneaux de Pouvoir et le Troisième Âge », Akallabeth, J.R.R. Tolkien
Merci tout d’abord pour vos petits mots Bernard et Maya. Le Canard s’est détaché, il a pris son envol, son essor, il s’en est allé cancaner dans les mares d’antan, plongeant sous les nénuphars et appréciant le vol des libellules. Mon regard, un instant distrait, a su capter la magie d’une étoile filante, cette magie qui ne s’éteint pas et se disperse en tout et chacun, cette même magie que l’on croit éternelle qui revient chaque année et qu’on aime laisser pétiller dans ses yeux. De l’astre éphémère auquel on souhaite une course dans l’atmosphère à ladite comète qui chaque année revient pour le plaisir des scientifiques et des connaisseurs, Etoile filante est un nouvel envol dans le ciel des nuits, scintillant, brillant et heureux.
J’espère qu’il saura tout autant vous faire rêver et rire, vous attrister et vous émouvoir, vous faire chantonner et claquer des doigts.
Amitiés des plus sincères ! =D
P.