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Tout d’abord, notons ensemble que la nomenclature de « clown à plein de temps », ou de « comique d’entre deux cours », ne correspond pas à cette idéologie de mise en dérision du personnel enseignant et étudiant. Lapsus révélateur qui souligne ici mon plein soutien à cette classe dite récessive, qu’on devrait clade pour ses nombreux caractères communs qui lui sont propres : entre autre la faculté à savoir rire et sourire, la volonté de remettre en question et comprendre, le besoin de se moquer gentiment et d’apprécier à sa juste valeur une plaisanterie. Or donc, après ce préambule dont certain(e)s chercheront les imprécations, je tenais à dédier ces quelques mots à F., M. et L., invariables amis et camarades de route qui ont su me rappeler comme rire était bon pour la santé et le moral. Hahaha ! Je ferais donc deux brefs apartés sur des méthodes et des personnages caricaturés, stéréotypes d’un enseignement laissant au grenier de l’Oubli, le saint homme des Sciences de la Chimie, propulsé dans l’espace des répétitions par l’écho de sa propre voix. Coupez-vous les cheveux, c’est bon pour la santé.
« Si tu veux la forme pour demain, mange des Frosties de Kellogs ! »
« Nous » sommes allés rendre visite à Guignol qui cherchait une fois de plus son chiffon perdu. On pourrait écrire une nouvelle là-dessus, tiens. Guignol qui aujourd’hui ne laissait dépasser du bureau que sa tignasse emmêlée et ses mains potelées. Vous l’aurez reconnu, ladies and gentlemen, il s’agissait de Madame B., le très célèbre chaînon manquant. Additive des taxons extra-groupe et des caractères anatomiques exagérés, ce modèle « pré-apparition du caractère Mâchoire » (Notez ici l’intonation slave posée sur la dernière particule de ce mot aux consonances européennes !) et malheureusement appartenant au groupe des êtres vivants (vertébrés ?) nomenclaturés par l’absence flagrante d’un vocabulaire riche. C’est pas beau tout ça ? De plus, varions à juste titre les relances, ce personnage type du lycée sent habituellement la croûte de fromage, mais là est, je vous l’accorde, une considération subjective. Tout comme la génétique ne lui a pas offert des oreilles discrètes ou un nez « normal », le génome tend plus vers le dauphin que vers l’hominidé. Qu’en pensez-vous ? Manquerait-il des chromosomes ? Peut-être. Cela expliquerait beaucoup de choses et notamment un manque total d’aptitudes pour l’informatique ou un don pour se contredire sans cesse. Sans peur et sans reproche, Madame B. mange les pages de livre, crie, n’aime pas le découpage, râle, vitupère, cherche ses mots, fait des titres sur le pouce, se trompe, ne veut pas avoir raison et oublie d’être gentille.
Trêve de méchancetés. Madame K. en mérite autant. Voire bien plus, elle qui abuse tant du chocolat et des enfants. Ou la solution n°1 est-elle l’unique solution ? Si c’est le cas, peut-être cessera-t-elle de poser son ventre sur son bureau sitôt la crise passée. Ou peut-être ne pourra-t-elle-même plus s’assoir ! Malheur. Elle aime le Jambon, fait des tartines. Elle parle d’infinis, de notations, fait des fautes d’orthographe. Elle mange le livre, arracher les pages de nos cahiers, raye, enlève des points, invente des fautes imaginaires, n’aime pas le travail bâclé, déteste les élèves brillants, hait les Facultés, prône le retour à la journée mathématique (7h de cours de maths pour « éduquer ces sales jeunes » et « réorthodoxer le système scolaire » !). C’est dur à ce niveau ! C’est la misère qui engendre la chute vers les extrêmes ! C’est un maximum, messieurs dames ! Je la hais, oh comme je la hais. Je pourrais être 1/x qu’elle ne serait que le zéro en lequel la fonction s’annule. Bouh, bouh, bouh. Voilà que je veux mettre un terme aux propos concernant cette abomination de l’Education. Comment enseigner en expliquant aux élèves que leur barème est sur seize par pur dérision ? Hein ? C’est ignoble !
« Le lion sera au rendez-vous pour la Spé’ ! »
Merci tout d’abord pour vos petits mots Bernard et Maya. Le Canard s’est détaché, il a pris son envol, son essor, il s’en est allé cancaner dans les mares d’antan, plongeant sous les nénuphars et appréciant le vol des libellules. Mon regard, un instant distrait, a su capter la magie d’une étoile filante, cette magie qui ne s’éteint pas et se disperse en tout et chacun, cette même magie que l’on croit éternelle qui revient chaque année et qu’on aime laisser pétiller dans ses yeux. De l’astre éphémère auquel on souhaite une course dans l’atmosphère à ladite comète qui chaque année revient pour le plaisir des scientifiques et des connaisseurs, Etoile filante est un nouvel envol dans le ciel des nuits, scintillant, brillant et heureux.
J’espère qu’il saura tout autant vous faire rêver et rire, vous attrister et vous émouvoir, vous faire chantonner et claquer des doigts.
Amitiés des plus sincères ! =D
P.
On l’entend souvent cette phrase. D’accord sans l’étrange borborygme en ses dernières lettres, mais (…). On l’entend résonner dans la bouche du professeur de mathématiques de la salle juxtaposée qui dès ses premiers moments hurle après ses élèves des énigmes inéluctables parlant de programme sans fin, de limites infinies et de suites sans terminologie. On s’y perd. On entend l’écho des cours de Philosophie, toujours au même étage qui parle de cette inconscient, de Freud, Platon, d’inconnu, d’incertain, d’individualité du genre humain, de travail sur la réflexion, sur la conscience. Vous savez la bonhommie ne fait pas tout, l’Homme est une étrange créature dont je découvre les méandres au fil des propos de mes aimables collègues et camarades. De même que les « My Taylor is rich » sont devenus au cours du temps des « Today, we will see a movie ». Impressionnant ce que la langue peut évoluer. Dans le bon sens du terme. Je ne dénonce ni n’accable personne, il faut dire que parler de philosophie et de politique en longueur de journée doit également paraître ennuyeux. Tout comme narrer des résumés de livres, en faire des commentaires, disserter sur des propos étranges. Du moins, saurez-vous que Madame L., en Allemand, a un drôle d’accent qui lui vient de sa nativité outre-Rhin. Emmenez-les à Europapark ces petits et vous gagnerez leur cœur d’adolescent déboussolé dans ce monde d’adultes qui leur réclame orientation, métier, acharnement et compétition. C’est inhumain. Sic.
Quoiqu’il en soit, les péripéties furent brèves. Le boing-boing du ressort de chimie, dont Monsieur C. prouvait l’élasticité dans d’amples mouvements des bras (C’était préconisé xD) ou avec de légers bugs sur certains mots, aux premiers devoirs assignés que sont les dissertations, les ex-baccalauréats à refaire, recorriger. Une fois n’était-elle donc pas suffisante ? On plaindra les redoublants, ou du moins auront-ils eu le luxe de réviser leur devoir et d’y repenser. Il s’en est fallu de peu pour que le repas de la cantine ne soit pas fait d’OGM, on s’est donc vu contraint aux frites/knacks. L’américanisation et l’atlantisme atteignent même les selfs lycéens. Malheur sur nos pauvres têtes. Il faut croire que les profs écoutant de la musique entre deux cours ou se permettant d’évoquer leur vie privée.
Le Week-end est arrivé. Notre salut est proche.
« Quel étrange concept que celui de considérer que l’Homme agit en conscience. »
Ce fut une rentrée non moins majestueuse derrière les portails aux couleurs désœuvrées, non loin des mines désabusées, des lignes de bus supprimées, des passants médusés, des bâtiments tombant en ruine, des rampes d’escaliers « restructurées », des appellations ironiques de nouveaux bâtiments aux bleu et rose criards. Quelle idée ! Le Préfabriqué en lui-même était une trop maigre punition pour le corps enseignant et la gente étudiante. L’hiver viendra, bonnes gens. Vous mourrez de froid près des poêles installés dans les cours, regrettant la majesté de nos vieux locaux. Après donc, ce premier éclat sportif, c’est à l’absentéisme que l’on se confronte, dans les premières heures. Rires de Secondes, amusement de Premières, inquiétude des Terminales pour qui le professeur en question est devenu un icône, un demi-Dieu venu sur Terre apporter la foi en l’avenir à une génération malmenée et dans laquelle on place plus les mots fainéantise que confiance. Où va le monde ? Il faut leur faire confiance à ces petits.
Même si certains dormiront en Philosophie, que d’autres feront des esclandres de la Philosophie, parlant d’Art, de Lettres, de Musique. Les Muses de la Raison se seraient-elles envolées avec les oiseaux dans le ciel ? Les notes sont jetées dans les trieurs, les cahiers pliés entre deux volumes épais de Mathématiques et de Langue. A quoi bon parler de l’individualité de l’Individu quand l’Enfant lui-même oublie le respect qu’il doit au livre. « Les buts rêvés par toi sont par le livre atteints ! Le livre en ta pensée entre, il défait en elle Les liens que l'erreur à la vérité mêle, Car toute conscience est un nœud gordien. Il est ton médecin, ton guide, ton gardien. » aurait dit laconiquement Victor Hugo. Que de spiritualité dans cette âme nouvelle. Bach et Debussy, vestiges antiques qu’on attache à l’archaïsme comme des Prométhée bannis pour avoir accordé la Science et l’Espoir à l’esprit. Palsambleu, mon sang s’échauffe. Serait-ce la rentrée qui me donne cet effet ?
Bienvenue au pays des merveilles. Plus de fautes. Du tout, m’sieur. Assurément m’dame. Je n’oublie ni stop, ni priorité. J’ai mis ma communauté à jour avec quelques rencontres et des débats pour le moins amusants, voire très intéressants. Ainsi certains ont veillé jusqu’à 5h du matin pour s’enivrer des paroles de nos confrères « ésotériques ». Que de déraison ! Encyclopédie, où donc te caches-tu ? Misère, je t’ai perdu.
Je suis un peu fatigué. J’ai le cœur battant la chamade, les paupières lourdes. Tomorrow is another day. Est-ce encore vrai ? Est-ce que les temps actuels ne veulent pas mettre fin à ces changements et instaurer un climat, une ère de stabilité ? Je ne sais pas, je vivrai encore aux jours le jour de sourires, d’espoirs, d’éclats de rire et de mémoires.
Quelques mots sur ces derniers jours. Folies, sourires, baignades improvisées, pique-niques dans l’herbe, guitare sous les grands hêtres, soleil à tout va, course effreinée, paroles en l’air, promesses, baisers, câlins, retrouvailles, départs, et puis une dernière fois. The show must go on. Quelques mots, quelques phrases, quelques paragraphess nous verrons bien au fil de la plume, il est déjà tard et les devoirs surveillés du lendemain m’attendent de pied ferme. Le portable vibre à chaque instant, annonciateur d’un énième message à lire et auquel répondre. Est-ce vraiment cela d’être une star ? « Arrête de bouder, on plaisantait. »
Commencer par vendredi serait après tout un choix judicieux, puisque que Jeudi n’était qu’un frasque dans cette gigantesque œuvre que sont les Imaginales. C’est donc entre joyeux lycéens fanatiques du régime scientifiques et des pâtes de la cantine qu’on s’est dirigé sous une pluie plus ou moins diluvienne vers le cinéma. Abandonnant les cours de physique-chimie et les délices d’un cours sur l’optique et les lentilles convergentes, on a pu goûter aux délices du temps vosgien. On nous l’avait promis cet orage. Le ciel s’est déchaîné, l’air a craqué, vrombi, tonné, les éclairs ont zébré le lourd voile des nuages. On s’est réfugié sous l’aile vampiresque de Morse, de l’affreux grandes-dents des régions nordiques qui jouent au Rubicube, dort le jour et mange les gens. « Vous avez fini de parler oui ? » . C’est qu’on est discret à cet âge là. Alors on a couru sous la pluie une fois encore, on a regardé ses vêtements trempé, essoré ses affaires, partagé un paquet de gateaux apéritifs avec tout le monde et on a commencé à faire des rencontres. Le reste de l’après-midi s’est déroulé en compagnie de T. et L., omniscient parmi les fous et timbrés de l’Imaginaire. On s’est baladé, ona serré des mains, fait des bises, on a donné nos cartes, on a regardé des dessins, des colones informatiques vrombissantes, des monstres effrayants, fait des photos avec des demoiselles elfiques aux oreilles pointues et pour finir on s’est donné rendez-vous le lendemain. Vous ne devinerez jamais qui était de la partie. L. !
Lendemain qui est arrivé sur le
dos d’un griffon, aux côtés d’une dame aux échasses, du pays du Désert de la
Pluie et des lutins au visage peinturluré de bleue. Matinée en compagnie de L.
où après quelques photos et fou-rires, on a profité de Pierre (Bottero), de l’autre
Pierre (Pevel), d’un autre encore (Grimbert), d’Alexis, de Michel, d’Edouard,
de Lise, de Sophie, de Claire, de Xavier, pour ne citer que des maestros de
cette symphonie de magie et de rêves. C. et AS. Sont arrivées, je l’ai reconnue
à son petit sourire de côté, ona
discuté, on s’est retrouvé un peu hésitant au début et puis charmé par l’inattendu
du moment, on a mangé en ville puis dans l’herbe au son des guitares de Joyeux
marchombres, de gais-lurons d’un après-midi, de festifs qui mangeaient des
fraises Tagadas et riaient d’un son si plaisant. On a profité d’un coin d’ombre,
d’un rayon de soleil et d’un peu d’eau fraîche pour confirmer qu’il en faut peu
pour être heureux. Il n’y avait pas encore d’eau dans les fontaines mais Henri
ne saurait s’en souvenir, comme ses volumes. Dédicaces de dernière minute, en
coin de table et quelques cadeaux, vestiges, souvenirs à emporter loin, très
loin. Là où il faudrait attendre pour se revoir. Embrassades, stylos plus ou
moins volontairement oublié,un dernier câlin, un dernier regard. « A l’an prochain, ou avant ! ».
Bizarre, vous avez dit "bizarre" ?
Serions-nous déjà dimanche ? Dimanche et la fin des bonnes choses ? Oui sûrement. Fin de bataille, fermeture des flonts, repli stratégique, abandon des positions, la lutte était vaine compagnon. Sms échangés avec L . et P., débat avec A., appel à J. et C., conversations instantanées avec J. et M., le final messieurs dames. On a mangé du nougat, on a dit aurevoir, on a vu des Anges et des Démons, disserté, parlé de film à des inconnues, joué de la guitare sous les cyprès imaginaires, dédicacé des affiches, acheté de nouveaux marque-pages, on s’est perdu dans Epinal, on s’et retrouvé, écrit, appelé, on ne s’est pas perdu de vue, on ne le fera plus. On a souri. C’est comme ça qu’il faut vivre, avec des interludes comme celui de samedi soir, à se revoir naître, à se moquer des péripéties alpines paternelles ou des déboires de cousins trop petits pour comprendre le sens de leur propos. C’était magnifique. J’en ai tant oublié… Dans l’oasis des merveilles.
« Je me souviens de lui avec son petit bonnet, au fond du couloir avec ses trois petits ours : « J’aime la nature ». Fut un temps où tu faisais 30cm, je t’assure. »
Je ne laisserai pas
se faner les pervenches
Sans aller écouter ce qu'on dit sous les branches
Et sans guetter, parmi les rameaux infinis,
La conversation des feuilles et des nids.
Il n'est qu'un dieu, l'amour ; avril est son prophète.
Je me supposerai convive de la fête
Que le pinson chanteur donne au pluvier doré ;
Je fuirai de la ville, et je m'envolerai
- Car l'âme du poëte est une vagabonde -
Dans les ravins où mai plein de roses abonde.
Là, les papillons blancs et les papillons bleus,
Ainsi que le divin se mêle au fabuleux,
Vont et viennent, croisant leurs essors gais et lestes,
Si bien qu'on les prendrait pour des lueurs célestes.
Là, jasent les oiseaux, se cherchant, s'évitant ;
Là, Margot vient quand c'est Glycère qu'on attend ;
L'idéal démasqué montre ses pieds d'argile ;
On trouve Rabelais où l'on cherchait Virgile.
Ô jeunesse ! ô seins nus des femmes dans les bois !
Oh ! quelle vaste idylle et que de sombres voix !
Comme tout le hallier, plein d'invisibles mondes,
Rit dans le clair-obscur des églogues profondes !
J'aime la vision de ces réalités ;
La vie aux yeux sereins luit de tous les côtés ;
La chanson des forêts est d'une douceur telle
Que, si Phébus l'entend quand, rêveur, il dételle
Ses chevaux las souvent au point de haleter,
Il s'arrête, et fait signe aux Muses d'écouter.
« Mai », Victor Hugo, Toute la lyre
Ce fut lundi. Lundi de grisailles et de pluie. Lundi de redécouverte de volumes, de musiques, de rires et de plaisanteries, lundi de nouvelles connaissances et de nouveaux paysages, lundi qui tonne et bourdonne, mange des sandwichs, hurle, crie, s’endort et roupille. Lundi qui long, puis court, ennuyeux puis amusant, lundi où l’on s’endort pendant les explications sur le port du Havre, où l’on ronfle lors des réunions sur les stocks dudit port d’attachement, où l’on écrit des sms, encore et encore. Et puis finalement, l’inconnu, c’est tout laisser derrière soi, tout oublier, même les soucis, les sourires, les pleurs, les larmes, les souvenirs.
Mardi arriva, fringant et pomponné, victime des jeux de carte et course poursuites nocturnes de la veille. Et l’on roula, roula, roula jusqu’aux confins du monde, là où les vagues déferlent sur les plages et dardent sur les récifs un regard un malveillant et plein d’amertume. Omaha, Juno, Sword, des noms qui ébranlent l’histoire sur les piliers de ses tueries. Quelques pensées de recueillement, puis le vide. Le fracas des explosions, des barges se brisant sur des défenses, le bruit tonitruant des balles sifflant l’air. Les bunkers se sont alignés, au large les ports artificiels voguaient, témoins passés de combats. Nous avons trouvé la « faille », visité les méandres du totalitarisme européen, de la Première puis de la Seconde Guerre mondiale, les discours, les propagandes, les marches armées, la musique, les Jeux Olympiques, la montée des hostilités, les accords et les défaites. Puis vint le temps des sirènes, des projections cinématographiques que certains louperont, des photos de plages intra-musées, des piles qui lâchent, des tanks qu’on escalade et de la pluie qui revient marquer le bitume de la route.
Et puis, en route pour Paris. « Cherbourg, puis Paris. Paris puis Berlin. ». Sur des airs patriotiques et militaires, le bus s’en est allé rejoindre les contrées civilisées de la métropole. On a pris un réseau de communication pour rejoindre la conurbation parisienne. On s’est installé au fond, on a crié, chanté. On a débarqué et parlé Anglais. On a fêté la Liberation. On s’est levé, on a mangé des gâteaux apéritifs, discuté, on s’est moqué des perdants au tarot de la veille, on a parlé des criminels français, de J., F., E. et M. qui se baladaient à 2h du matin, de M. qui du haut de son lit, ronflait et de C. qui s’était endormie quelques minutes après le repas. Charivari, promenades, encore un voyage où l’on se reposera et travaillera (xD). Visite du très intéressant musée de l’immigration dont les chansons rugiront dans les I-Pod de Messieurs et Mesdames les « Petits Malins » toute la soirée. Et vous savez quoi ? C’était la visite nocturne en bus. Paris by night. Trocadéro, Arc de Triomphe, Moulin Rouge, Sacré-Cœur, Bibliothèque nationale, Assemblée nationale. Bonne nuit les Petits. Toc, toc, toc. Non, non, on dormait.
Jeudi. Car oui, il faut une fin à tout. Malheureusement. He bien, jeudi n’était pas si triste et lancinant qu’il y paraît puisque el soleil brillait et que vestes et blousons ont été relégués dans les sacs-à-dos. C’était le glas de la visite des mémoriaux, les énièmes discours cinématographiques et visites avec audio-guides. Passionnant. Visite de l’Arc de Triomphe, avant la grande escapade. Le Paris Tour April 2009, au cours duquel, E. et F. on suivit l’infatigable P., de la Tour Eiffel, à Notre-Dame de Paris, du Pont-Neuf au Pont d’ Alma, du Jardin du Luxembourg au Jardin des Tuileries, dans un anachronisme épatant, dont l’Opéra et le Petit Palais tremblent encore. Tout ça, à pied, bien évidemment. Avec notre fidèle destrier RER de temps à autre. Mais chut, c’est une botte secrète. Alors on est rentré, on a repris les armes pour remonter la France dans un second débarquement, découvrir ce que c’était. Comment c’était. Et on a terminé. Pause. A vous les studios.
Oh, une dernière chose. Ne relevez jamais brusquement la tête en sortant vos valises du bus. Ca laisse toujours un souvenir très… marquant.
Pif Paf. Un dernier pour la route, l’envie de rédiger où de laisser ma plume glisser sur le papier me rongera dans quelques jours. Peu d’activité ces derniers temps. Encore, encore cette même incompréhension. Folie, aliénation. En parler avec E. hier soir m’a fait sourire, la voilà rassurée. C’est drôle de se dire que d’autres personnes vivent dans la même situation et s’en sortent. C’est étrange. Je devrais peut-être crever le peu d’égo qu’il me reste. Tout s’accélère, J. revient ce soir (Enfin =D), M. est parti ce matin, L. partira demain. Il faudrait que j’appelle J. ou C. pour avoir des nouvelles. Demain, c’est le grand départ. Le grand saut. Tu ne le comprends pas, c’est pourtant comme ça. Je suis triste quand tu n’es pas là.
Je gribouille, finis mes bagages, charge mon I-pod et tente d’établir un programme. Tout ira très vite, puis il faudra repartir, reprendre un rythme et travailler à nouveau. Peut-être que tu viendras en Mai, peut-être. Mon esprit s’embrouille d’espoirs, mais je ne me souviens que trop bien la dernière fois où j’y ai cru, où on y a cru. Le mois du Muguet se rapproche avec toujours plus d’entrain, augurant toujours plus de pauses et de micro-vacances. Lace tes chaussures, « la route nous attend. »
On the road again…