32 posts tagged “pleurs”
Par où commencer ? Je ne veux point paraître ennuyeux, et si on passait en revue les membres de l’équipe ? Qu’en dites-vous ? Quelques nouvelles sans snobisme et d’un intérêt des plus grands. En route, en route.
Il était une fois Petite J. au pays des maths et de la science-physique, dans un royaume scientifique et démonstratif bien loin de celui que nous conte à chaque heure de permanence, le bienveillant J., de la Réunion, fanatique et sectaire des cours de Madame K., l’explication pourrait être simple, mais aucun doute, C. ou M. viendront y placer leur grain de sel et jouer de mauvais tours. Si F. n’a pas changé depuis l’enfance, H. s’est tourné vers une autre voie, laissant à R. le soin de couper du bois sur le dos de professeurs pénibles et soûlants. F. garde encore en son cœur les souvenirs de Tchéquie alors qu’H. nous relance dans la défense du peuple slave opprimé. L. a fêté son anniversaire hier, D. le fêtera trois jours avant le mien, A., sept jours plus tard, dans sa planète triste où les étoiles s’échouent. Ipiu songe à Melian, Elenwë à Samedi, Lupus à ses rêveries, Melia à des rencontres marchombres, Szyra à ses études, M. à son ego et ses billets de train. Malheur, c’est là qu’interviennent J. et C., respectivement désabusées des filières scientifiques et attirés par les extrêmes épurés des arts et du corps militaire. C’est beau l’originalité (xD). M². songe à repasser le concours de Science-Po’, M. à s’acheter un nouveau saxophone, P. envoie de jolis messages, S. perd ses doigts. J. tombe de vélo, L. croit en son subconscient, et Petit Pierre semble être le noyau de ces électrons tourbillonnant. Il les regarde et les admire, sourit et pleure.
« Quelques fois, on se raccroche à l'idée romantique que le malheur et la souffrance ont quelque chose de sain, de beau et même de poétique. C'est faux. Ce ne sont rien d'autre que du malheur et de la souffrance. Tu sais ce qu'il y a de mieux ? Il y a l'amour. Et si tu commences à perdre confiance en l'amour, alors tu fais une énorme erreur. Le seul et unique défaut de l'amour, de la foi et de la confiance, c'est qu’ils sont indispensables. »
[ Mark Schwahn ]
Quand je traverse
cette lieue
Qui nous sépare, au sein des nuits,
Ta patrie étoilée et bleue
Rayonne à mes yeux éblouis.
C'est l'heure où cent lampes en flammes
Brillent aux célestes plafonds ;
L'heure où les astres et les âmes
Échangent des regards profonds.
« Amour secret », Victor Hugo, Toute la Lyre
C’est la rentrée. Si, si. Je vous assure. Le temps de se rappeler que l’an passé a disparu derrière les collines. Le temps de refaire son sac, racheter stylos, cartouches, règles, compas, équerres, trousse, colle etc. N’oublions ni les crayons de couleurs, ni les copies qu’on ne cessera de vous demander toutes les deux minutes, dès qu’une carte en plein milieu de Devoir Surveillé apparaîtra ou qu’une interro’ plus surprise que la norme fera son apparition. Le temps de faire la liste des choses à faire, de ceux qu’on a perdu en route, de ceux qu’on a rencontré, des projets, des rêves et des espoirs. L’espoir est-il une limite ? Ou la limite est-elle la certitude ? Le nouveau débat du jour, semble-t-il.
Quoiqu’il en soit le fait de cet article était d’une nouvelle fois renouveler la liste de mes films préférés. Je ne m’arrêterai pas aux listes des 60’s/70’s/80’s. Ces dernières sont disponibles dans la rubrique Octobre à ceux qui auraient pour curiosité de connaître mes coups de cœur antiques pour ne pas dire archaïques. Seront affichés tous les films qui me reviennent en mémoire ou marque pour moi la naissance ou la mort d’une émotion, d’une valeur, d’un idéal. Seront affichés en gras ceux qui à l’instant savent encore percer mon cœur d’une épine de par leur beauté cinématographique et esthétique. Attention. Action, ça tourne !
A la Poursuite d’Octobre Rouge (1990), Les Cercle des Poètes disparus (1990), Retour vers le futur III (1990), Le Silence des Agneaux (1991), Croc Blanc (1991), Danse avec les loups (1992), Resevoir Dogs (1992), La Famille Adams (1992), Hook ou la revanche du Capitaine Crochet (1992), Unforgiven (1992), And Through runs a River (1993), Meurtre mystérieux à Manhattan (1993), Madame Doubtfire (1993), Schindler’s List (1993), Jurassic Park (1993), Forrest Gump (1994), Pulp Fiction (1994), Les Evadés (1994), Au Nom du Père (1994), Le Roi Lion (1994), Toy Story (1995), Apollo 13 (1995), Sur la route de Madisson (1995), Braveheart (1995), Men in Black (1996), Jumanji (1996), Michael Collins (1996), Rock (1996), Le Cinquième Elément (1996), James et la Pêche Géante (1996), Titanic (1997), Le Pic de Dante (1997), Will Hunting (1997), Jurassic Park II : Le Monde Perdu (1997), Saving Private Ryan (1998), La vie est belle (1998), La Menace Fantôme (1999), L’Homme qui murmurait à l’oreille des chevaux (1999), Merlin (1999), La Ligne Rouge (1999), Rush Hour (1999), Haute Voltige (1999), Le Géant de Fer (1999), Start Little (1999).
Suite, demain ! (…)
All I Wanna Do Is Bang Bang Bang Bang.
Janvier. B., L., J., premiers regards. Sourires. Chaton. « Princesse ». Epée, combats titanesques, chevaleresques, légendaires. Juin. J. & L., sourires, rires, chaussettes, clins d’yeux, départs. Vacances, regrets, adieux, au revoir, soleils, valises, parasols, livres. Echine du Monde. Départs. Septembre. Pleurs, larmes, rentrée. Nouveautés, tarot. Pertes, fracas. A., R., pique-nique, promenades. Décembre, Noël, cadeaux, rires. « Je t’aimais ». Mensonges, faces voilées, regards cachés. Destruction, anéantissement, néant. Gouffre, abysse. Plic, plac, ploc.
Babe, I gonna leave You this summertimes…
Imaginales. S., petite soeur. J. quand le temps se couvre. A bas la biologie, à mort la géologie. La Roue du Temps. La Labyrinthe de la solitude. Le Mystère de la Patience. Les Royaumes d’Epines et d’Os. Renégats. L’Assassin Royal. Les Aventuriers de la Mer. « You, you were my only shining star ».La Compagnie noire. L’Epouvanteur. Cris, soupirs, pleurs, réflexions. Dormir, dormir, dormir. Oublier, crier, hurler, pleurer encore et encore.
We're the ones you've forgotten
A La Poursuite d’Octobre Rouge. La Ligne verte. Insomnia. Repose toi et rêve. Brisé, déchu, détruit. Les Incorruptibles. L’Evadé d’Alcatraz. Once Upon The Time In The West. Tu te fais mal, arête. Souvenirs. L., encore… Larmes. Etoilées. Poèmes. Hugo, Heredia. A., C., renouveau, espoir. Chute, craquer. Adieu, noyade. Océan, brque, voyage. Scoop. Allen.
Brille, brille, brille…
Nous étions mardi. Nous fûmes même mardi pourrais-je m’appesantir à dire. Qu’il était difficile de se réveiller après avoir veillé si tard. J’ai perdu l’habitude en semaine. Je devrais me reposer et au contraire, j’abuse encore de mes capacités physiques. J’en connais qui râleraient pour moi que ça. J’ai quitté la table parce que j’en avais marre, exaspéré ce midi par l’hypocrisie de J., les idioties de A. ou les remarques de H. à longueur de temps et une seconde fois ce soir, parce que les remarques désobligeantes étaient encore de rigueur. Et puis mince, F. a été adorable, elle a commencé la traduction d’Essai n°1. Et demain, en route pour les Totalitalol et Stalingrad.
C’était impressionnant. Si L. a brillé par son absence, M. m’a écrit plusieurs et J. a vécu mes épopées matinales au travers de bus partant dans de mauvaises directions. « J’suis pas réveillé. J’veux pas parler. » Un peu simplet, n’est ce pas ? C’est pas l’important. J’en ai parlé à C. et Pomme, elles ont raison. Je suis peut être trop nerveux. Je devrais laisser couler tout cela. C’est juste que… C’est beaucoup trop. On a triché en Allemand, discuté en Anglais, critiqué le système et fait remarqué que le métier d’enseignant n’était vraiment pas gratifiant. On a couru, fait de la gymnastique (Ou pas xP), tapé dans un ballon, tapé dans un mur, on a mangé et bu. Fantastique, la métonymie était parmi nous !
Il ya eu les maths, on ne s’est point limité, on a joué tous à la suite et aux dérivées et puis d’un coup. Le Père Goriot est arrivé avec des Smurfs plein les poches. On les as vu, on les a observé avec nos gros yeux de Chouette et non de Hiboux comme certains l’avaient soupçonné. On a donc énuméré la crasse, fait du personnage balzacien un déchet de l’Humanité, parlé de société, de faits historiques, du réalisme. Bref. On a essayé de faire semblant de bosser.
Fate Bei Sogni.
Ne me quitte pas
Il faut oublier
Tout peut s'oublier
Qui s'enfuit déjà
A vos marques. Prêt, partez. Cours, cours, souris, saute, jubile. Chute, néant. Se relève, s’accroche à la corniche, escalade, puis repas à la course, poursuivi par la tempête. Alcane, alcène, alcool. Et les éthers, hein ? Cours, cours, encore. « Ah bon ? On a pas français ? ». Still Loving You, Babe. Une fourmi sur mon bureau. Pardon, sourires et on redémarre. Midway, Stalingrad, El-Alamein. A toi, à moi. Sms, tu récupères ton portable. Youpee. Et les mathématiques ? « Au voisinage de ma main, la baffe part vers l’infini ! » ; « Australie… C’est la limite ma pauvre Lucette. » ; « Tu veux un pansement ? ».
Oublier le temps
Des malentendus
Et le temps perdu
A savoir comment
Oublier ces heures
Hop, hop, hop. En route pour les aventures du sieur Géant et des mutants végétaux. Au cœur de la mitose, dans le palais du méristocène, parmi les anaphases, interphases et bizarreries propres au monde de la genèse cellulaire, les courageux Premières Scientifiques avancent sans crainte et sans remord. Poésie, poème. Ecrire sur la table, c’est mal. Carton, bravo. On débouche le champagne une dernière fois ? Pourquoi pas tiens. En parlant de ça, j’ai oublié le nougat. Mince. « J’ai pas le cours. – T’as pas repris ? – C’est de la biologie, non ? – Exact. Oublie la question stupide. » ; « On trinque ? »
Moi je t'offrirai
Des perles de pluie
Venues de pays
Où il ne pleut pas
Je creuserai la terre
Jusqu'après ma mort
Pour couvrir ton corps
D'or et de lumière
Dernier pas. Physique-Chimie. Les Experts Epinal. Standing ovation. Chimie ou physique ? Plouf, plouf. CxHyOz, et oups. Tu as appris les pourcentages ? Tadada. « C’est pendant deux heures ? ». Je vais écrire des stéréo-isomères sous forme d’éther. Fou, vous avez dit fou ? Exact. Calculette, ô calculette, qui donnera la bonne réponse ? Barry Lyndon, m’entends-tu ? J’en appelle à ta force de caractère symphonique. Et tu te souviens des lois d’Ohm. « Il va dévorer un seconde ce prof » ; « Je t vous annonce qu’il fait 34°C, bonne fin d’interro xD ! ». Haha. Un pt’it coup de clarinette. Gamme pentatonique vous dis-je. Bonne nuit.
J’ai essayé de recoller les morceaux du cœur d’A. que S. avait brisé. J’ai essayé de réviser le Théâtre, les Lumières et l’Humanisme. J’ai essayé de ne plus penser à rien, de laisser le vent m’ébouriffer les cheveux, de regarder le ciel sans rêver, de téléphoner, d’imaginer. J’ai décoré mon bureau, j’ai collé quelques photos, j’ai surligné mon programme et j’ai fait le pitre en histoire. J’ai vaillamment rempli un questionnaire et j’ai lu mon Français, j’ai révisé, encore et puis une dernière fois. C’était mercredi et aujourd’hui, j’ai compris ce qui signifiait « contempler son destin ».
J’ai bâti un palais, j’en ai gravé le fronton, marbré les colonnes. J’ai mis le feu à cette maison et j’ai contemplé sa destruction, ses poutres craquantes et ses volets en flammes, son toit de paille s’embrasant et ses rideaux de lin que léchaient des flammèches jaune-orangées. J’étais en colère. Ce n’était pas la finition attendue. Et lorsque les nimbes des embrasements auxquels je tournais le dos se sont glissés à mes pieds comme les ombres d’un songe, j’ai réalisé. Je me suis éveillé, retourné, contemplant l’ampleur de mon désastre. Rien, pas même le torrent de larmes qui couvrait les rues et ruisselait partout n’a pu éteindre l’incendie de mon esprit. J’ai détruit, vaincu, déchu, anéanti, ce que j’avais construit. Je n’ai pu qu’errer à travers des tas de cendres et des rocs marqués des flammes. Noircis de ténèbres.
« Seul un fou vivrait sur une terre stérile. »
Pomme avait raison. Il y a des instants où les décisions doivent faire le pas sur les volontés. Quizz d’histoire ce soir et puis réflexion à la rédaction de cet article ou non. Finalement, ce n’est que plus tard que je me suis décidé à le rédiger. Après tout, une envolée lyrique sera la bienvenue. J. n’est pas revenue, peut-être qu’elle sera plus longue que prévue. Quant à L., elle était fatiguée, lasse des cauchemars et des nuits interminables à penser et songer.
C’est un peu comme si j’avais décidé de raccrocher, de tout laisser tomber, d’abandonner. Ces heures nocturnes où le froid et la nuit semblent envahir l’espace, où l’on semble perdre espoir, regarder les étoiles et se confronter à un noir rideau céleste. Plus de senteurs printanières, plus de vent porteur ou de lueur objective. Barre à tribord, en direction de l’iceberg. La cloche résonne et bourdonne. Le soleil viendra frapper aux portes. Machine avant toute. « Souquez les artimuses ». Il demandera aux vergers en fleurs le secret de leurs mystères. Sabordage méthodique. Voies d’eau. Fermeture des cloisons étanches. Et puis, fringuant s’en ira pour d’autres lieux, d’autres souvenirs et d’autres rêveries. Plus de commandant. Le dernier quart ne sera pas assuré.
Hic. Je ne pouvais briser toutes les barques. Dans le chaos des univers, il doit rester une étincelle. Demain ne meurt jamais. Pomme&Orange Forever.
My Beloved Monster – Eels.