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C’est un pt’it brin de mélodie qui vient d’ici jusqu’à Paris. The Hair of The Dog. Longue journée, éreintante, acablante, crevante, destructrice, esclavageante. La taylorisation du travail de jardinage. Le saviez-vous ? La suprématie parentale est en quelque sorte l’énième totalitarisme du XXe siècle, une invention visant à asservir l’Homme face à des ordres, des choix, des décisions. Révoltons-nous ? Prenons le pouvoir ? Accaparons-nous la puissance, la volonté, la force. Sic. « Et puis quoi encore ? Allez hop, au lit ». Ainsi s’achève dans un bain de sang les derniers soubresauts de la bête muselée, enchaînée sur ce sol qui s’imprègne de son sang. Jamais nous ne t’oublierons courageux animal qui a sû prouver ta valeur et tes convictions. Ou pas. D’ailleurs, fort à propos, le concert de ce soir était un tant soit peu polémique, voire politique. Entre Puck et son irish flag et Lasdream et ses paroles antimiltaristes, on aurait pu croire à un rassemblement de Hippies dépravés, avachis dans des fauteuils de bois, sous uen pluie battante, sous le coup de l’ivresse des Irish Coffe. On a eu tellement de chance que je voudrais bien un de ces pt’its trèfles verts.
« For Peter, Grosses Bizzz ! ». Merci amis. The long road will speedly come. En route donc, pour la reconstruction, le paysagisme, le toit à réparer, les dalles à frotter, laver, dépoussiérer, les carreaux à changer, les rampes à polir, les marches à reconstruire, les poutres à ré-étayer. Owii, ce mois-ci sera un apprentissage au bricolage. Et la route qui tourne, tourne, tourne. Mon manège à moi, c’est toi, tu sais ? Tu me manques. Je voudrais une ballade au clair de lune, une dernière sdanse, un slow endiablé au rythme du saxophone, un nouvel ordinateur, un ciel plein d’étoiles, un pt’it chien, un pub irlandais, un nouvelle souris, un sourire, un voyage, un bateau, un avion, un nuage et des étoiles… Je voudrais aimer.
Juste quelques mots, estompés par le temps et le chagrin. C’était une cérémonie si émouvante. Entre quelques notes teintantes du Una Lacrima Sul Visio, au détour des sonorités d’un Blue Moon éclatant de silence face à près de cinq cents personnes et derrière un Amazing Grace, voilé par le prosaïsme de l’instant, je voulais laisser une trace, quelques lettres et pensées, au-delà des faits et dits. Un dernier aurevoir révérencieux et recueilli. Adieu, du fond du cœur.
« Take a sad song and make it better! »
[ The Beatles – Hey Jude ]
Je ne sais pas. Je trouvais le principe amusant, retracer un parcours par petits coups de pinceaux. C’est un peu comme peindre une toile sans la regarder dans son ensemble, s’attarder sur de petits éléments qui racontent une partie de l’histoire, mais pas toute l’histoire. Hier, je l’ai dit à J., je lui expliqué à quel point j’étais peiné qu’elle s’en aille. Je lui ai parlé de J. qui boudait, de S. absente, de L. que je ne comprenais plus. Est-ce moi qui me sépare de mes repères ? Je deviens n’importe qui ou personne. Je ne trouve plus les étoiles dans le ciel. J’aurais aimé que tant de choses soient différentes, que pour un unique instant tout puisse se résoudre et trouver une solution agréable. J’avais envie d’écrire ça, de soulager ma conscience. Finalement Vox qu’est-ce hormis un carnet de notes, un ensemble de feuilles où le fil de ma pensée s’est écoulé lentement, sans sens, sans justesse, calmement. Ce qui me détendait est devenu un besoin. Si peu de personnes le savent. Après tout, est-ce vraiment utile ?
Tu me manques… J’aurais aimé pouvoir toucher, sentir, rire et embrasser. Pleurer. Certaines choses sont trop subjectives et paradoxales pour être déclamées en quelques mots. J’ai juste envie que tout cela cesse pour mieux recommencer.
Journée fatidique redoutée de tous ; elle devait arriver et pourtant… Ils ont encore été nombreux à ne pas entendre la sonnerie de leurs réveils, louper leurs bus ou encore devoir se changer à toute vitesse, le chocolat chaud matinal ayant trempé leurs pulls. Toutefois, porté par un effort surhumain (et inimaginable xD), il a bien fallu rejoindre les glaciales salles de cours aux radiateurs désœuvrés (En panne !) et aux chaises grinçantes. Retour sur l’apocalypse.
Après un lever solitaire, où une fois de plus l’instinct de survie a poussé à ne pas croire la mystérieuse heure du four, qui au passage n’indiquait que 6h00, et un bus plus qu’en retard, la journée a enfin pu commencer sous les « Yes, we can ! » incessants, perpétués par d’infâmes détenus. On s’auto-psychanalyse, s’interrogeant sur la punition de tous ces grands auteurs - qui nous obligent à lire encore et encore leurs chefs d’œuvres (Parfois inconnus) mais très souvent poussiéreux – allant même jusqu’à les condamner à lire leurs œuvres ! Que voulez-vous, on est cruel !
Et puis au-delà des Desnos, Queneau et autres laborantins d’une chimie-littéraire fantaisiste, après les Apollinaire contorsionnistes et les Breton nés en Normandie, on s’est enfui à toute-jambe, courant s’en s’arrêter jusqu’aux portes du CDI, pour apprendre la triste nouvelle. Le culte ésotérique de la secte des joueurs de tarots du jeudi matin a été jugé « incompatible avec l’esprit d’extension de la pensée pédagogique », par le haut tribunal scolaire, plus connu sous le nom de bureau de la Vie scolaire. Une phrase des plus sévères qui en a laissé plus d’un perplexe ! Alors on s’est tourné, vers la salle de permanence bondée, on a révisé la biologie avec les TS et on est sorti dehors.
On a fait les cent pas et on attendu, on s’est adossé au mur en pensant… en rêvant. On a songé, sans se préoccuper de tous ces gens qui passaient et repassaient en grognant. On aurait voulu être libre comme l’air et pouvoir partir loin, là où tout serait mieux, là où tous ces soucis ennuyeux trouveraient une solution. On espère encore et encore en se disant…qu’un jour… Un jour, on y arrivera ! On se décide à manger puis on s’en va, des cristaux aux cillements des paupières.
On fredonne du Elton John et on se rend en géographie, on rend des réponses organisées très synthétisées et on colorie son cours, c’est qu’il faut « esthétiser sa légende ! ». On regarde la copie-double de M. puis ses ridicules dix petites lignes en maugréant. On note devoirs sur devoirs, en se demandant s’il restera quelques heures à accorder au cinéma samedi après-midi. On accorde quelques instants d’attention à « Warum du kannst schlafen ? » et on sourit quand A. explique que non, décidemment notre prof d’allemand n’est pas à sa place.
On se rue en mathématiques pour rendre les fameux DM de trois pages et gratter encore et toujours ! On détermine des courbes « croissantes et chocolatines »et puis on décide d’arrêter la discrimination des hexagones et on réécrit son cours avec h hexagone g. On écoute les recommandations de la prof’ avec amusement, c’est vrai qu’il ne faut surtout pas « donner sa fonction à n’importe qui » ! On s’arrête au feu rouge et on s’obstine à attendre le feu vert, obnubilé que l’on est par le maudit permis. On veut notre Kinderpause et on finit la journée sur une Ode à la Joie.
On marche un peu, dans le noir, dans la nuit ! On veut des lampes frontales pour Noël et on récite du Goethe, on parle des nouveautés au cinéma et on se demande si aller à Disneyland ne serait pas une bonne idée. Si tu savais comme ça m’a peiné de les entendre parler de cela… On a pris nos bus respectifs, on s’est raconté nos journées et puis on mangé, les yeux encore pétillants. L’heure de lire Shopenhauer se rapproche ! En route pour de nouvelles équations aventures !
* Modjo - Lady *