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« L'objectivité de l'histoire suppose-t-elle l'impartialité de l'historien ? »
L’objectivité. Encore elle ? Pardi, après cela, vous me direz qu’il existe des néants de connaissance intra-sections. L’objectivité est la qualité de ce qui est objectif au sens philosophique du terme, c'est-à-dire la neutralité du rapport écrivain-écrit. L’historien, quant à lui, a pour tâche de rapporter des faits passés, de les catégoriser, puis d’en proposer une interprétation équilibrée, justifiée par des sources, sous le contrôle de l’opinion publique. Le sujet ne traite pas ici de la « métahistoricologie », l’étude du rapport des faits irréfutables comme le nombre de morts lors de batailles ou le nom de ducs et barons, bien que ces données soient encore parfois discutées, mais bien de l’Histoire dans la globalité du terme. Reformulons une fois encore le questionnement. L’histoire peut-elle être objective ? Les réponses sont multiples mais celle qui aborde mon esprit est de toute évidence le « non ». Les actes politiques, religieux, philosophiques, les écrits, les paroles de penseurs, tout cela mène à une subjectivité des choses, toutes ces choses mènent à des réflexions, à des débats, à des choix qui influenceront l’Histoire, feront basculer son impartialité vers le fanatisme ou la dévotion. En ce cas, est-il judicieux de parler de l’impartialité d’un historien ? S’il adhère à l’un de ces deux courants de pensée, saura-t-il rester neutre face à la véracité de l’histoire ou voudra-t-il voiler la face sombre de l’idéal qu’il défend ? L’histoire ne saurait être objective comme un chagrin ne saurait attribuer la faute aux deux partis. Et même dans la mesure où le fait est irréfutable, il est encore question du professionnalisme de l’historien, de sa capacité à délaisser son conditionnement psychologique pour présenter l’histoire telle qu’elle fut ? A une échelle réduite, cette question rejoint l’éternel conflit des « grâce » et « à cause » qui selon le locuteur changera de sens, de terminologie et cacheront des implicites ou non. L’objectivité est-elle véritablement atteignable ? Qui plus est dans un contexte historique où la philosophie est la clé de voûte des systèmes sociétaux et de leurs actions. Dira-t-on dans quelques années que les bacheliers de l’an 2009 ont le mérite d’avoir vaincu un sujet hasardeux, ou un ancien fonctionnaire blessé dans son orgueil sera-t-il faire rejaillir le prestige d’une session fabuleusement intéressante et ternir l’éclat d’une génération vouée à l’échec ? L’impartialité est une histoire de caractère.
« Le langage trahit-il la pensée ? »
J’arme ma plume, un instant. Le langage instruit-il la pensée ? Le langage est un ensemble de signe vocaux, gestuels, graphiques, tactiles etc. La pensée, elle, est l’activité psychique consciente dans son ensemble, c'est-à-dire le processus par lequel l’être humain élabore des concepts qu’il associe pour apprendre ou créer. Elle s’accompagne le plus souvent d’une représentation psychique d’un ensemble d’idées. Les termes sont donc fondamentalement liés, le langage n’étant qu’une « mise en scène » de la pensée et la pensée ne pouvant s’exprimer que par le biais du langage. Dans une certaine mesure, on peut estimer que les ruptures ou tonalités du langage sont une représentation de pensées voilées, cachées. En effet, qui ne pensera pas à un tremblement de main, à une goutte de sueur perlant sur un front, dans un moment d’anxiété ? Ce sont des signaux visuels, propres au langage qui dans cette optique trahissent la pensée et l’illustrent. Un sujet de chimie corporelle et d’analyse biologiste plus enclin aux séries scientifiques, m’enfin. A juste titre, un essai sur les langues et les dualités de langage aurait pu être passionnant, comme par exemple les antagonistes germains et italiens.
Wahou. C’était drôlement bien trouvé ça. Je voudrais le programme de Strasbourg. Je voudrais que M. arrête de mentir, que L., L. et A. arrêtent de se faire du souci. C’était un très bon après-midi et par-dessus tout ça m’a fait beaucoup de bien. Et puis, descendre c’était l’occasion de voir le vieux M., de retrouver G., de faire un coucou à A., à N. et à M&M’s. L’occasion de sourire, rire, faire de nouvelles rencontres, jouer au foot, découvrir l’ambivalence des professeurs d’économie. Se rendre compte que notre lycée n’est pas i hideux qu’il n’en paraît, revoir T. et l’écouter raconter ses épopées politiques en cours, voir C., la regarder sourire quand elle est avec V., écouter S. et T. critiquer le pauvre petit Q. qui demain sera blanc comme un linge sur sa table d’opération. Il l’a bien mérité, niiiah. « Calibre quatre mille ! Roooh ! ». Ou, oui… Navrant.
On parle de Béziers, d’Auvergne, de Toulouse. Finalement, c’est dur de s’imaginer dans longtemps. Des noces viennoises, c’est une idée. Je veux (xD). J. en souriera sûrement. J’ai enfin ma liste de Bac. L’aventure de l’accélérateur a fait le tour des bars et ragots, Madame C. s’est elle-même dépeinte comme asociale en ces propos : « Je vous permets de me mépriser encore aujourd’hui, sûre que plus tard vous m’aimerez ». C’est l’évidence même. Personne n’en doute. Je voxe, te dis-je. Je roxxe ? Point du tout. Je compte fleurette à la demoiselle recluse dans son donjon. Cendrillon ? Blanche-Neige ? Espérons que Grincheux rester au fond de son fauteuil alors. Et puis d’abord : c’est plus gigantesque que l’univers, plus tonitruant que l’explosion du noyau nucléaire du soleil, plus… Il n’existe pas de mots. Personne ne pourra l’inventer. On crée une constante dit ? Le Barrylyndum, C327H654. Hahaha.
« Enchanté de quoi ? »
Quelques mots sur ces derniers jours. Folies, sourires, baignades improvisées, pique-niques dans l’herbe, guitare sous les grands hêtres, soleil à tout va, course effreinée, paroles en l’air, promesses, baisers, câlins, retrouvailles, départs, et puis une dernière fois. The show must go on. Quelques mots, quelques phrases, quelques paragraphess nous verrons bien au fil de la plume, il est déjà tard et les devoirs surveillés du lendemain m’attendent de pied ferme. Le portable vibre à chaque instant, annonciateur d’un énième message à lire et auquel répondre. Est-ce vraiment cela d’être une star ? « Arrête de bouder, on plaisantait. »
Commencer par vendredi serait après tout un choix judicieux, puisque que Jeudi n’était qu’un frasque dans cette gigantesque œuvre que sont les Imaginales. C’est donc entre joyeux lycéens fanatiques du régime scientifiques et des pâtes de la cantine qu’on s’est dirigé sous une pluie plus ou moins diluvienne vers le cinéma. Abandonnant les cours de physique-chimie et les délices d’un cours sur l’optique et les lentilles convergentes, on a pu goûter aux délices du temps vosgien. On nous l’avait promis cet orage. Le ciel s’est déchaîné, l’air a craqué, vrombi, tonné, les éclairs ont zébré le lourd voile des nuages. On s’est réfugié sous l’aile vampiresque de Morse, de l’affreux grandes-dents des régions nordiques qui jouent au Rubicube, dort le jour et mange les gens. « Vous avez fini de parler oui ? » . C’est qu’on est discret à cet âge là. Alors on a couru sous la pluie une fois encore, on a regardé ses vêtements trempé, essoré ses affaires, partagé un paquet de gateaux apéritifs avec tout le monde et on a commencé à faire des rencontres. Le reste de l’après-midi s’est déroulé en compagnie de T. et L., omniscient parmi les fous et timbrés de l’Imaginaire. On s’est baladé, ona serré des mains, fait des bises, on a donné nos cartes, on a regardé des dessins, des colones informatiques vrombissantes, des monstres effrayants, fait des photos avec des demoiselles elfiques aux oreilles pointues et pour finir on s’est donné rendez-vous le lendemain. Vous ne devinerez jamais qui était de la partie. L. !
Lendemain qui est arrivé sur le
dos d’un griffon, aux côtés d’une dame aux échasses, du pays du Désert de la
Pluie et des lutins au visage peinturluré de bleue. Matinée en compagnie de L.
où après quelques photos et fou-rires, on a profité de Pierre (Bottero), de l’autre
Pierre (Pevel), d’un autre encore (Grimbert), d’Alexis, de Michel, d’Edouard,
de Lise, de Sophie, de Claire, de Xavier, pour ne citer que des maestros de
cette symphonie de magie et de rêves. C. et AS. Sont arrivées, je l’ai reconnue
à son petit sourire de côté, ona
discuté, on s’est retrouvé un peu hésitant au début et puis charmé par l’inattendu
du moment, on a mangé en ville puis dans l’herbe au son des guitares de Joyeux
marchombres, de gais-lurons d’un après-midi, de festifs qui mangeaient des
fraises Tagadas et riaient d’un son si plaisant. On a profité d’un coin d’ombre,
d’un rayon de soleil et d’un peu d’eau fraîche pour confirmer qu’il en faut peu
pour être heureux. Il n’y avait pas encore d’eau dans les fontaines mais Henri
ne saurait s’en souvenir, comme ses volumes. Dédicaces de dernière minute, en
coin de table et quelques cadeaux, vestiges, souvenirs à emporter loin, très
loin. Là où il faudrait attendre pour se revoir. Embrassades, stylos plus ou
moins volontairement oublié,un dernier câlin, un dernier regard. « A l’an prochain, ou avant ! ».
Bizarre, vous avez dit "bizarre" ?
Serions-nous déjà dimanche ? Dimanche et la fin des bonnes choses ? Oui sûrement. Fin de bataille, fermeture des flonts, repli stratégique, abandon des positions, la lutte était vaine compagnon. Sms échangés avec L . et P., débat avec A., appel à J. et C., conversations instantanées avec J. et M., le final messieurs dames. On a mangé du nougat, on a dit aurevoir, on a vu des Anges et des Démons, disserté, parlé de film à des inconnues, joué de la guitare sous les cyprès imaginaires, dédicacé des affiches, acheté de nouveaux marque-pages, on s’est perdu dans Epinal, on s’et retrouvé, écrit, appelé, on ne s’est pas perdu de vue, on ne le fera plus. On a souri. C’est comme ça qu’il faut vivre, avec des interludes comme celui de samedi soir, à se revoir naître, à se moquer des péripéties alpines paternelles ou des déboires de cousins trop petits pour comprendre le sens de leur propos. C’était magnifique. J’en ai tant oublié… Dans l’oasis des merveilles.
« Je me souviens de lui avec son petit bonnet, au fond du couloir avec ses trois petits ours : « J’aime la nature ». Fut un temps où tu faisais 30cm, je t’assure. »
Jeudi, sacré Jeudi.
Jour 95. Nous commençons à peiner malgré notre foi mutuelle dans cette dure épreuve. Les vivres s’amenuisent (Inspecteur J. à la cantine xD) et certains renoncent déjà à persévérer, mais nous savons que nous avons uniquement fini la première partie du test. Le plus dur reste à venir ! On combat le vent hurlant et le froid tétanisant jusqu’aux portes battantes du bâtiment 7, et puis, vaincu par le mauvais temps, on laisse nos prunelles flamboyer un doux instant avant de retourner trimer. On s’engouffre dans la plaie du mur pour écrire encore et encore sur les costumes, les décors, les lumières… Et comble du comble, voilà qu’il faut parler de musique ! Alors on déballe le grand jeu, Ravel, Haendel, Tchaïkovski, tout le monde y passe devant les regards médusés d’élèves catastrophés devant l’orthographe des noms des compositeurs. Oh après tout, les « initiaux » suffiront !
On se réfugie ensuite en permanence, le CDI étant devenu le havre de parias et on critique l’administration. On vole les journaux pour écrire dessus, on prétexte un travail d’allemand pour regarder des reprises satiriques d’Erlkönig et on regarde l’heure passer. Sous le coup de l’ennui, tel un Fantasio exaspéré, on gribouille des tableaux d’avancement et on jette un œil sur le cours de statistiques. On décide d’ignorer et de faire quelques plongeons dans la mare aux Canards. On examine la taille des pains de la cafétéria et on regrette de ne pas avoir été moins nombreux. On mange avec morosité, le regard perdu dans les nuages cotonneux.
On s’interroge sur l’importance des commémorations et on déclare qu’être allemand ne serait pas si mal. On rêve de Stuttgart et de Nürnberg, des cadeaux qu’on achètera, des lettres qu’on écrira. On s’ennuie déjà à l’idée de visiter le musée de Mercédès Benz et puis on regarde la pluie tomber. On se réfugie une fois de plus en permanence et entre deux moqueries pour Monsieur Sac Multicolore, on admire J. tenir en équilibre sur une chaise à une patte. On crayonne le front de C., dans le vain but d’y écrire « La Poste » et on chantonne de Led Zep’ à Soundgarden, en passant par Kiss. On est curieux et on retourne disserter sur l’infâme et horrible roi bedonnant de Bavière. On écrit donc, regardant avec horreur le dossier sur le conte philosophique qui nous nargue du bureau. Joyeux Noël en prévision !
On attend sous la pluie. On rentre et on sourit. Un nouveau message. On regarde la météo de demain d’un air anxieux et on fait ses bagages. On prépare tout, jusqu’aux chocolats de l’Avant et on prépare son portefeuille. On rêve de promenade, de banc et de vents frisquets. On rêve de demain.. Pourvu qu’il ne pleuve pas.
Leaves are falling all around
It's time I was on my way.
Thanks to you I'm much obliged
For such a pleasant stay.
But now it's time for me to go
The autumn moon lights my way.
For now I smell the rain
And with it pain
And it's headed my way.
Ah sometimes I grow so tired
But I know I've got one thing I got to do
Ramble On
And now's the time the time is now
To sing my song.
I'm goin' 'round the world,
I got to find my girl, on my way.
I've been this way ten years to the day, Ramble On,
Gotta find the queen of all my dreams.
Got no time to for spreadin' roots,
The time has come to be gone.
And tho' our health we drank a thousand times,
It's time to Ramble On.
Ramble On
And now's the time the time is now
To sing my song.
I'm goin' 'round the world,
I got to find my girl, on my way.
I've been this way ten years to the day, Ramble On,
Gotta find the queen of all my dreams.
I ain't tellin' no lie.
Mine's a tale that can't be told,
My freedom I hold dear;
How years ago in days of old
When magic filled the air,
T'was in the darkest depths of Mordor
I met a girl so fair,
But Gollum, and the evil one crept up
And slipped away with her.
Her, her.... Yea.
Ain't nothing I can do, no.
Ramble On
And now's the time the time is now
To sing my song.
I'm goin' 'round the world,
I got to find my girl, on my way.
I've been this way ten years to the day, Ramble On,
Gotta find the queen of all my dreams.
« C'est beau de voir un astre s'allumer.
Le monde est plein de merveilleuses choses.
Douce est l'aurore et douces sont les roses.
Rien n'est si doux que le charme d'aimer !
La clarté vraie et la meilleure flamme,
C'est le rayon qui va de l'âme à l'âme ! »
Un soir que je regardais le ciel, Victor Hugo
« Alors il vint, cassé de débauches, l'œil terne,
Furtif, les traits pâlis,
Et ce voleur de nuit alluma sa lanterne
Au soleil d'Austerlitz ! »
Nox, IV, Victor Hugo
« Nous venons tous deux boire à la même fontaine,
Rois dans les mêmes lieux ;
Je lui laisse le bois, la montagne et la plaine,
Et je garde les cieux. »
La source, Victor Hugo
« Que de printemps passés avec leurs fleurs !
Que de feux morts, et que de tombes closes !
Se souvient-on qu'il fût jadis des cœurs ?
Se souvient-on qu'il fût jadis des roses ?
Elle m'aimait. Je l'aimais. Nous étions
Deux purs enfants, deux parfums, deux rayons. »
Lise, Victor Hugo
« Un idée fixe aboutit souvent à la folie ou à l’héroïsme »
Quatre-vingt treize, Victor Hugo
Bien sûr, cela devait arriver, « on s’y attendait » diront même certains, mais dans ce typhon de souvenirs incrédules, il n’existe d’étrangetés plus amusantes que celles qui virevoltent telles des plumes dans l’air. Un grain de folie ? Oh, si peu ! Quelques livres enivrants, aux parfums de critique voltairienne et nous voici en route pour d’autres cieux et d’autres terres.
Ainsi, on s’auto-biographise, on s’interroge en vain, on froisse Desnos dans sa poche, on critique le surréalisme, on cherche les « ganglilawl » sur un schéma basique, on lit le Canard et on le découpe, on regarde des bandes-annonces, encore et encore… On repense à la MPI, on angoisse devant les générateurs et les moteurs, on louche, on monte les escaliers quatre-à-quatre, on essaye d’être « productif » et on oublie sa montre. On voudrait écrire des lettres et cesser de penser constamment aux devoirs, s’évader un instant au cinéma, mais le triste appel de la carte d’abonnement nous retient avec malice.
Alors, on continue notre chemin, on demande poliment « Warum du schlafst ? », on relance ICQ et VLC, on accuse les abréviations et on les renomine (« Comme à Cannes ! » Exactement H. ! xD), on emprunte Nietzsche pour délaisser Kafka, une drôle de métamorphose, on retrouve du Wagner, mais on préfère d’abord retrouver la jaquette de Cocciante. On tapisse son mur, on explique droite et gauche et on se demande si Mickey chantera « Santa Claus Is Coming To Home », soudainement, on se rebelle, on décide de ne plus s‘épancher sur les frasques des pontifes oubliés et de leurs princesses morcelées (« Comme l’Europe centrale, c’est ça ? » Sur ce coup, j’avoue que …). On comprend que la crise économique n’était pas assez drôle comme cela, alors on demande à Q. de tout expliquer, mais en anglais ! Et puis bien sûr, quand on est tous en pleurs, on laisse la prof’ intervenir et dire : « You can stop now, Quentin ! Please don’t speak ! – But…But no ! I have no ending ! ». Allez savoir pourquoi, tout cela pressentait les longueurs de crawl.
Car bien sûr, secondées des brasses coulées et même des papillons (Enfin Butterflies, pour Q.), il a fallu marcher, dans le froid glacial et la nuit tombante, et P. s’est démené pour hyperboliser ce décor d’ores et déjà rocambolesque… Hum hum ! On a nagé sans répits, seulement dicté par la pensée d’un requin effrayant nous poursuivant. Puis, épuisés, affamés et bornés à dévorer les patates désormais quotidiennes, on s’est effondrés en comprenant qu’une fois de plus, l’idéologie des journées à thèmes, venait de nous priver de féculents ! Vive les tartes à la poire ! Inutile de vous faire un dessin, le cours de mathématiques était un véritable fiasco, entre les yeux boursoufflés par le chlore et les élèves grignotant, peu de gens écoutaient l’explication des notes catastrophiques du Devoir Maison. Une minute de silence pour J. qui a failli mourir de faim dans le grand bassin !
Et ce n’est pas fini. Oh que non ! On a joué, joué, toute la soirée. Mais il faut avouer que l’acoustique était délicieuse. Pauvre Bach, forcé, une fois de plus, de se retourner dans sa tombe. Reposé d’une nuit réparatrice, on a délicatement placé Barrick et Ferras Vansen, aux côtés du ténébreux Roi de Bruyères et on est allé inventer une ligne de clivages imaginaire, un Rideau de PIB (« Violet ? », pourquoi pas F. =D) et faire un peu d’allemand en plus. Prochaine étape : lire Kafka en allemand ! Frustré par la liste de devoirs, on a critiqué le côté mystificateur et de nouvelliste d’un Apollinaire abusé par l’hermétisme existant entre le cubisme et les inspirations mythologico-théologiques nordiques ! C’est que… Tout cela donne grand faim !
« Une petite flamme de folie, si on savait comme la vie s’en éclaire ! »
Malatesta, Henry de Montherlant
« Et d’visiter ton Paradis ! J’sais que tu m’attends près la fontaine, j’t’ai vu descendre d’un arc –en-ciel ! ». Drôle de début de semaine, original n’est ce pas ? Etonnant moment pour écrire, il faut avouer que le jeudi soir est habituellement réservé aux écrits personnels mais ce n’est pas le temps des remords. Par où commencer ? A vrai dire, il y beaucoup de choses à dire… Essayons d’organiser ce fouillis d’idées vagues ou loufoques.
Lundi, lundi harassant et extériorisant, lundi de mathématiques et lundi de g-rond-dif ! Lundi d’attaques de Spitfire impressionnants et très bruyants, construits avec des stylos et des règles et lundi de combats de feutres fluorescents. Lundi d’échange spontané de riz et de verres d’eau mais lundi de médecine (Et bien sûr de neurones… xD) avec des nerfs rachidiens, ventraux, dorsaux, volvos et j’en passe ! Et puis le clou du spectacle, c’était un lundi commémoratif ! N’oublions pas en cette veille de 11 Novembre de penser aux Poilus disparus.
Confortablement installés dans une salle bondée et mugissante, et bien évidemment en retard, on a eut le loisir de se concentrer pleinement sur ce magnifique diaporama plein de fautes d’orthographe, sur les parallèles étranges et dissonants entre la voix et l’image ou ces erreurs (bénignes ?) qui vous portent de Bar-Le-Duc à Bar-Sur-Aude et chiffre d’un million à un milliard les pertes humaines ; à ce compte-ci on peut die Berlin n’est pas très loin de Rio de Janeiro. C’est dans cette joie éclatante, au milieu des parties de tarot et de belotte entamées ou des tables retournées pour mieux discuter que les oreilles attentives ont pu déceler quelques merveilles de la langue française.
Au détour d’un ronflement ou d’une remarque pertinente (« Il reste plus que cinq minutes ! – Youhouuuu ! »), on a appris que Sméagol s’était mutilé le visage pour rejoindre les Monts Brumeux (« Ou mutiné ? – Non F. ! » =D), que les petits mutins du Père Noël se battaient dans les tranchées et mangeaient des patates à 50°C, qu’il faisait froid en hiver mais pas en été, que la boue tâche, que le front était à 25 Km, puis à 50Km, qu’on était vraiment insupportables et qu’on avait qu’à écrire un bouquin si c’était comme ça ! De toute façon, des Dragons, des chevaliers, c’était de la fantasy la Première Guerre mondiale ! Un point c’est tout.
A peine rentré, voilà que les cadeaux pleuvent, la retraite ça a du bon après tout ! On se demande ce qu’un vrai premier L aurait fait devant toutes ces fautes. Une syncope ? Il faudra penser à demander à D., alors nostalgique que l’on est, on rejoint le « champ de bataille », on devient couard, peureux et triste, on bataille comme on peut pour éviter un coup de plus, on s’avoue vaincu et on recule. On est pas là, on regarde le ciel et on ne dort plus. On disserte sur W. et on trime sur cet exposé d’anglais si… agaçant ! On veille encore et encore, on fait du ménage et on se demande si disparaître ne serait pas amusant. On s’inquiète pour J., on se fait beaucoup de soucis et on se demande si ce n’est pas quelque chose de grave.
Mardi familial et amusant, mais mardi intriguant ! Et puis voici mercredi et les nouveaux devoirs, les cartes qui se superposent aux commentaires composés, aux livres qu’il faudra commencer un jour, aux Devoirs Maison qui attendent avec impatience de disparaître de l’agenda, aux foules d’exercices, activités et autres études de cas, feuillesdeclasseurovores et anti-écologiques ! On écoute T.AT.U et on ne se lasse pas d’écouter encore et encore… On se met à poétiser et on reveut écrire, comme avant ! On s’intronise dans les hautes sphères du design foromiens et on se vante d’adorer les néologismes. On maudit le sport et on veut déjà être Jeudi.
Le voici qui se profile ce Donnerstag, aux couleurs de la Westphalie, on y lit de l’allemand à voix haute dans le bus et on s’endort en français sous l’égide de Desnos et Apollinaire laconiques et… mélancoliques ! On fuit les yeux fontaines aux larmes ravageuses. On cherche l’absurdité de la banalisation de l’homme moderne et l’atemporalité de la chute des poèmes de Prévert. On se demande si on n’est pas grossier d’utiliser tous ces mots étranges et huluberlesques qui ravissent les enseignants de français. On se questionne sur la servitude, les fonctions carrés et les exponentiels. On mange avec un regard fuyant et on mime une pensée perdue. On s’interroge sur les commémorations françaises, les lois et les gouvernements, l’esprit de mémoire et le devoir qui en découle. Pendant ce temps, on découvre les futilités de l’Administration…
On finit par dire n’importe quoi en allemand, s’autoproclamer vernarrt et verrückt (Auf, A. ? =p). On se plonge dans des débats sur la mode et l’originalité des groupes actuels. Londres n’est peut-être pas si loin que cela H. et puis un sourire vaut tous les combats du monde ! On éclaire l’obscurité et on écoute du Harry Gregson Williams ! On se relève, on décide de faire du point d’exclamation sa signature et on veut se battre. On fait du plus-que-parfait en mathématiques et on explique qu’une fonction « est dite Piaf, si elle chante mal » (Là, c’était très beau F. xD). On pense à toutes ces villes si lointaines qui nous font rêver et espérer. On recopie les cours de physique-chimie et on appréhende les bilans. Il était temps. On se donne de l’espoir !
On rentre et on veut… on souhaite. On attend. Il reste un espoir. On y croit jusqu’au dernier instant, souriant aux fresques burlesques des lycées picards, aux élèves impétueux qui prennent coréen ou hongrois LV1, à ceux qui veulent faire musique mais pas dans leurs lycées et à tous ceux qui n’ont aucune autre idée que d’acheter un navire pour partir aux confins de l’océan ( Le triangle des Bermudes pour un autre jour R . :D). On pianote et on décide de ne pas trop veiller. Barrick, Lance-Tempête et Ferras Vansen ne sont en effet pas au bout de leurs péripéties !
* Just Like Heaven – The Cure *
* Evacuatin London – Harry Gregson Williams *
« Ah mais la première S, c’est terrible ! Pas une minute de répit ! ». Ainsi parlait Zarathoustra... Tadaaaaaaa ! Oups… Ainsi parlaient nos parents ! L’hymne de nos vacances, la phrase tant entendue pendant deux longs mois, celle qui a fait cauchemarder certains et angoisser d’autres, la citation vue et revue qui a fait abandonner certains et hurler de douleur d’autres (Ou aller en ES, n’est ce pas P. ? xD). Cette même phrase hyperbolique qui a poussé certains cancrelats aux limites du désespoir et d’autres paranoïaques à faire des révisions titanesques. Mais qu’en est-il vraiment ? Après un mois de dur labeur et de pénibles interrogations. Voici le verdict…
Le Français : L’épreuve démoniaque ! Quatre heures par semaine à lire Ronsard, Du Bellay ou Diderot et Voltaire. Des Week-end entiers à plancher sur des écritures d’inventions d’un monde utopique (Un lycée sans cours de français ?). Des chapitres entiers dédiés à l’analyse d’œuvres picturales ou de vers coupés et recoupés jusqu’à exploiter la moindre petite allitération ou assonance. Toutefois entre l’étude des oxymores de Candide et du paternalisme de Balzac, nous noterons que certains élèves distraits trouvent le temps de jouer avec leurs stylos, d’écrire des lettres ou de gribouiller et dessiner des personnages de mangas.
La Chimie : Oh Putaing ! Qui a mis un centigramme de trop dans la solution de K+ ? Zigzaguons entre ceux qui ne lavent pas leur pipette graduée avec de l’eau distillée, ceux qui font tous leurs cours sur le même bloc-notes et ceux qui demandent incrédules un vague rappel sur la loi des gaz parfaits. Malheur ! Apprenez jeunes inconscients qu’on avance, que la réaction c’est le progrès pas la récession ! Jouons quelques instants les savants fous, munis de nos blouses blanches, pendant que le prof hurle de rage. Quelqu’un aurait-il encore oublié de mettre l’unité à son résultat ?
La Biologie : Hum, hum ! On change de registre. N’oubliez pas vos dictionnaires pour répondre aux problématiques très évocatrices des Devoirs Surveillés. Quoique, il semble que mademoiselle au fond, ait une idée quant à la retranscription en français des hématies falciformes bicarbonatées du système anabolique du microcosme humain macroscopique. Mes excuses, j’allais oublier que nous étions dans une réaction catalytique du complexe enzyme-substrat de la malachite iodée. Pour peu que le prof’ soit enrhumé, c’est un régal !
L’Allemand (LV1): Ja, gut! Also, wir lichen oft! Wir sprechen nicht so gut aber… unsere Lehrerin macht viele Fehler! Wir möchten mit Kamoulox spielen. Wir stellen uns vor. Wir arbeiten für die LV2! Wir sind böse. Wir hören nicht die Unterrichten. Wir arbeiten unsere andere Fächer… Endlich, essen wir komische Käseomeltte ( manchmal grün oO) und wollen wir ein Reise in Karaïben Islen machen. Oh und ob Sie sind zu müde, können Sie schlafen. Aber schnarfen nicht so lauter !
L’Anglais (LV2): Hello! How are you today? I Hope the Force be with you, ‘cause today we have a big test! With a lot of phonetics… I know you love it! Oh, there is too vocabulary and not easy words. The coloriage of the sapins de Noël and Tintin are ending! Bouhouhou… And our ludics activities? oO Ok. We will provoke the teacher. A very hardly year… We will cry xD
Le Sport : On court en petites foulées ! Je ne parle pas…pas…fou…trop vite ! Sinon point de côté…fou… Programme chargé cette année ! Piscine – Volley – Musculation. Pouf… On va essayer de minimiser. Pour le moment, on s’entraîne.
L’Histoire : Entonnons tous en cœur l’Internationale. Année placée sous un signe politique très bien dissimulé. On y marxisise ou on y keynise ses cours, on y industrialise son trieur et on y remet en cause une nouvelle fois l’obscurantisme, on s’y arrache les cheveux devant les organigrammes de plusieurs pages et on y pleure devant les Devoirs qui ne correspondent pas au sujet. Et puis on y regarde des films, des tas ! Des vieux, des nouveaux, des mal enregistrés d’autres en HD. On dessine encore et toujours les petits drapeaux et on fait les mêmes recherches de biographies (Wiki est ton ami !). On supporte une fois n’est pas coutume l’épais et lourd manuel dont les questions nous sont maintenant plus que connues.
Les Mathématiques : Cinq heures par semaine, cette fois-ci. Rendez-vous compte ! On finira bien par faire une indigestion de trinômes ou d’égalités vectorielles. Entre Chasles, le casse-pied et Archimède le barycentrique, on écoute les anciens expliquer que : « De toute façon, les profs c’est comme le vecteurs AB + BA, ils sont nuls et sans sens ! » (Merci J. xD). On pondère les triangles, on discrimine les deltas et on démontre tout un tas de formules dont on finit par se lasser. Rassurez-vous secondes angoissés car au détour d’une figure aux angles biscornus et d’une explication amusante sur les π/2, on vous laissera vous moquer des chapeaux alambiqués, des remarques si pertinentes qu’elles sont notées sur les cahiers et des incitations à travailler !
Levez la main, ceux qui veulent faire première S. On ferme les yeux quelques instants… On les rouvre :
Vous savez quoi ? On aurait du faire L !
* Prologue 2000 – Richard Cocciante *
* Voyage – Daft Punk *