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C’est la rentrée. Si, si. Je vous assure. Le temps de se rappeler que l’an passé a disparu derrière les collines. Le temps de refaire son sac, racheter stylos, cartouches, règles, compas, équerres, trousse, colle etc. N’oublions ni les crayons de couleurs, ni les copies qu’on ne cessera de vous demander toutes les deux minutes, dès qu’une carte en plein milieu de Devoir Surveillé apparaîtra ou qu’une interro’ plus surprise que la norme fera son apparition. Le temps de faire la liste des choses à faire, de ceux qu’on a perdu en route, de ceux qu’on a rencontré, des projets, des rêves et des espoirs. L’espoir est-il une limite ? Ou la limite est-elle la certitude ? Le nouveau débat du jour, semble-t-il.
Quoiqu’il en soit le fait de cet article était d’une nouvelle fois renouveler la liste de mes films préférés. Je ne m’arrêterai pas aux listes des 60’s/70’s/80’s. Ces dernières sont disponibles dans la rubrique Octobre à ceux qui auraient pour curiosité de connaître mes coups de cœur antiques pour ne pas dire archaïques. Seront affichés tous les films qui me reviennent en mémoire ou marque pour moi la naissance ou la mort d’une émotion, d’une valeur, d’un idéal. Seront affichés en gras ceux qui à l’instant savent encore percer mon cœur d’une épine de par leur beauté cinématographique et esthétique. Attention. Action, ça tourne !
A la Poursuite d’Octobre Rouge (1990), Les Cercle des Poètes disparus (1990), Retour vers le futur III (1990), Le Silence des Agneaux (1991), Croc Blanc (1991), Danse avec les loups (1992), Resevoir Dogs (1992), La Famille Adams (1992), Hook ou la revanche du Capitaine Crochet (1992), Unforgiven (1992), And Through runs a River (1993), Meurtre mystérieux à Manhattan (1993), Madame Doubtfire (1993), Schindler’s List (1993), Jurassic Park (1993), Forrest Gump (1994), Pulp Fiction (1994), Les Evadés (1994), Au Nom du Père (1994), Le Roi Lion (1994), Toy Story (1995), Apollo 13 (1995), Sur la route de Madisson (1995), Braveheart (1995), Men in Black (1996), Jumanji (1996), Michael Collins (1996), Rock (1996), Le Cinquième Elément (1996), James et la Pêche Géante (1996), Titanic (1997), Le Pic de Dante (1997), Will Hunting (1997), Jurassic Park II : Le Monde Perdu (1997), Saving Private Ryan (1998), La vie est belle (1998), La Menace Fantôme (1999), L’Homme qui murmurait à l’oreille des chevaux (1999), Merlin (1999), La Ligne Rouge (1999), Rush Hour (1999), Haute Voltige (1999), Le Géant de Fer (1999), Start Little (1999).
Suite, demain ! (…)
Bienvenue au pays des merveilles. Plus de fautes. Du tout, m’sieur. Assurément m’dame. Je n’oublie ni stop, ni priorité. J’ai mis ma communauté à jour avec quelques rencontres et des débats pour le moins amusants, voire très intéressants. Ainsi certains ont veillé jusqu’à 5h du matin pour s’enivrer des paroles de nos confrères « ésotériques ». Que de déraison ! Encyclopédie, où donc te caches-tu ? Misère, je t’ai perdu.
Je suis un peu fatigué. J’ai le cœur battant la chamade, les paupières lourdes. Tomorrow is another day. Est-ce encore vrai ? Est-ce que les temps actuels ne veulent pas mettre fin à ces changements et instaurer un climat, une ère de stabilité ? Je ne sais pas, je vivrai encore aux jours le jour de sourires, d’espoirs, d’éclats de rire et de mémoires.
Numéro 9 programmé pour samedi après-midi. Demain. J’avais commencé cet article hier, si hier n’est pas un paradoxe. Je suis allé en ville, j’ai vu la pluie, j’ai vu l’ennui. Je suis en manque de ses sourires, de son rire. Je suis en manque de ses mots, de sa voix, de ses paroles réconfortantes, apaisantes. J’imagine des rêveries fantaisistes où me promenant dans des jardins d’ambre et d’or, je la croiserais dans chaque branche, dans chaque feuille, dans le murmure de l’eau et le babil des rivières, dans chaque soupir et dans chaque espoir. C’est ceci que j’imagine, c’est à ceci que je songe, regardant pensivement l’horizon et le ciel gris.
Je suis allé voir les Sons&Lumières de Nancy, hier soir. C’était joli, c’était une fresque d’imagines, de morceaux classiques visités et revisités mais toujours aussi beaux. C’était une veste et un manteau, un T-shirt et un polo. Quelques souvenirs, une pizza et quelques gâteaux. Un chocolat froid et nous étions repartis, sur la route de chez nous, un chien loup à la place du mort.
Je m’essouffle.
« On ne lit pas ni écrit de la poésie parce que c’est joli. On lit et écrit de la poésie car on fait partie de l’humanité. Et l’humanité est faite de passions. La médecine, le droit, le commerce sont nécessaires pour assurer la vie, mais la poésie, la beauté, la romance, l’amour, c’est pour ça qu’on vit. »
[ John Keating - Le cercle des poètes disparus ]
Oui, elle frappe à la porte. Je voulais écrire des articles depuis plusieurs jours et les jours sont passés. Les catastrophes sont venues tour à tour, des lunettes, des veines, de l’hôpital, de la famille, des voisins. Certaines tristes, d’autres amusantes. Les films se sont succédés, supplantant la liberté de lecture et les plaisirs nocturnes de la littérature. J’ai reve les Tarantino, apprécié le jeu d’acteurs plus ou moins bons, vu et revus les best-of, les inédits du moment, les nouveautés.Autant en emporte le hasard et la chance, après tout. Je me saoule à l’hydromel, prose sur l’Antiquité, versifie sur les saisons. J’écoute Vivaldi, Bach et Green Day. C’est beau la diversité.
Requiem for a Hope. Plus de départs, quelques colères, des nouvelles, des retrouvailles, des appels, des billets de train. Je me laisse pousser la barbe, j’écoute les Beatles. Je me demande si Ringo habitera encore cette chambre voisine les prochaines semaines. Je me souviens du temps où je m’appelais Alèdor. Je m’assois sur un banc public, disserte avec moi-même, lève un verre à l’avenir, aux rêves et à demain. C’est trop facile de faire de la psychose. Mon antithèse schizophrène me l’a toujours dit. Et les lettres alors, hein ?
« Et ses itinéraires seront nombreux, et qui saura dire son nom, car il naîtra parmi nous maintes fois, sous bien des apparences, ainsi qu’il est né et renaîtra à jamais dans les siècles des siècles. Tel le soc tranchant de la charrue, sa venue retournera nos vies dans des sillons autres que ceux où nous gisons dans notre silence. Briseur de liens, forgeur de chaînes. Créateur d’avenirs, manipulateur du destin. »
« Commentaires sur les Prophéties du Dragon, par Jurith Dorine, Main Droite de la Reine d’Almoren », Préface de Jeux des Ténèbres, Robert Jordan
I’m back. Fini les 36°C, terminé le soleil resplendissant, déchue la piscine des matinées insoutenables, mis à bas la partie de tarot de routine l’après-midi. Il faut affronter le vent et la tempête, l’ouragan et la pluie, le vent tonitruant qui vient mugir dans les arbres branlants. Il a un peu plu hier, oui. Toutefois, cette soirée était reposante et m’a permis de mettre de côté les quelques petits soucis de la vie de tous les jours. Je ne sais plus sur quel pied danser avec J., semblant faire une erreur dès que j’ouvre la bouche. Malheur à toi. Sic. Là-Haut est un petit chef-d’œuvre. Larmoyant dans le premier quart d’heure, peinant, touchant, on finit par se lier aux personnages, les apprécier, découvrir des facettes inconnues. On se laisse porter par la musique et les ballons multicolores de la maison d’Ellie. Une promenade dans les airs pour vous changer les idées ? Rand, Thom et Elayne attendront bien un pt’it peu…
Il fallait parler de cela. Parler de la mer, de la bise marine qui chaque matin venait soulever les branches effeuillées du murier-platane périssant et des palmiers bordant la route goudronnée qui dévalait la petite colline. Ce même vent qui venait souffler dans mes cheveux lorsqu’aux aurores tardives, je m’en allais chercher le pain. Et ces accalmies matinales qui faisaient fleurir sur les eaux calmes de la piscine des ondées impressionnantes et effrayantes dont on aurait cru voir s’évader quelques monstres des profondeurs abyssales. L’imagination d’un adolescent est toujours débordante. N’est ce pas ? Il fallait parler de ceci, de cela, des gens qui vous regardaient de haut, de ceux qui soulevaient leurs chapeaux pour vous saluer, de ceux qui vous évaluaient en lissant moustaches et barbes, de ceux qui jetaient leurs cheveux au vent, ou de ceux qui détournaient le regard pour murmurer dans votre dos. Oublions ceux qui, négligemment, laissaient échapper un petit rire décontenancé par la coupe de cheveux emmêlés ou trébuchaient s’égarant dans les contorsions de la route caillouteuse.
Il fallait en parler et se souvenir. Se remémorer les sourires de J., d’E., de C., de M., de G., des autres. De tous ceux qui vous lançaient sourires ou clins d’yeux, de ceux qui s’élançaient dans les eaux glacées avec des rires à faire pâlir un homme déprimé, de ceux qui courraient poursuivis par des surveillants, sirotaient un soda ou un cocktail à une terrasse, de ceux qui dansaient frénétiquement, vous invitaient à partager ces slows, valses, chachacha, de ceux qui étaient là tous les soirs, de ceux qui chantaient, hurlaient, criaient, persévéraient dans l’erreur. Souvenons nous avec sympathie de ceux qui étaient pendus au téléphone, de ceux qui s’embrassaient puis se disputaient, de ceux qui se portaient mutuellement en courant, de ceux qui passaient leur vie adossés à une table de ping-pong, de ceux que l’on voyait de loin, de ceux qui dormaient par terre, de ceux qui vous parlaient en Allemagne, en Anglais, en Polonais, en Russe. C’est aussi ça les vacances.
Alors dans un dernier murmure, rappelons-nous des soirées, du cinéma, des senteurs maritimes et portuaires, des combats navals observés du haut d’un pont, des tours élancées, des forteresses imprenables, des promenades sur le sentier des douaniers, des rues à n’en pas finir, des glaces surmontées de chantilly, des statuettes et figurines, des perroquets et des chats, des bousculades et des câlins, des soirées sms, des appels tardifs, des cartes postales, des adresses, du flot impétueux, des baignades nocturnes, du golf, du tennis, de la course… Souviens-toi qu’il existe des rêves lointains auxquels seuls accèdent ceux qui savent espérer et attendre. Car rien n’est plus près du cœur que ce qu’on y enfouit profondément en espérant l’y retrouver et l’y garder à jamais.
« It’s a new dawn ! »