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Les animaux et la conscience :
Monsieur L. est persuadé que les Animaux n'ont aucune conscience parce qu'ils ne sont pas capable de s'exprimer par un langage et ainsi de s'extérioriser et démontrer de manière concrète la présence d'une morale et d'un état de compréhension de soi-même.
Monsieur M., PetitPierre, son aimable confrère, rétorque qu'il faut savoir comprendre le langage des plantes et des animaux, les bruissements d'oreilles, le jeu des couleurs, les courbes et envols, les chants et gazouillis. Il plaide la cause animale, bataillant ardemment.
Vite rejoint par E.&E. qui prônent le Chaton comme symbole français.
Démenties par H. perdu dans ce décor hors-conceptuel.
Rabaissées par C. et sa supra-considération de l'environnement.
Enivrées par les propos de l'infâme et perfide Q. adepte du Viênam.
Emballées par les dires d'un certain F., passionné d'Histoire.
C'est dur la vie de chat...
« Quelques fois, on se raccroche à l'idée romantique que le malheur et la souffrance ont quelque chose de sain, de beau et même de poétique. C'est faux. Ce ne sont rien d'autre que du malheur et de la souffrance. Tu sais ce qu'il y a de mieux ? Il y a l'amour. Et si tu commences à perdre confiance en l'amour, alors tu fais une énorme erreur. Le seul et unique défaut de l'amour, de la foi et de la confiance, c'est qu’ils sont indispensables. »
[ Mark Schwahn ]
Synthétiser l’œuvre de ce Vendredi serait désuet et n’explorerait pas le potentiel infini de ce cours de philosophie. Après en avoir narré les grandes lignes à M., L. et Elenwë, il me reste à le présenter à vous, ami(e)s Voxien(ne)s. La magistralité de cette énième journée ne se démarque donc pas le brio des paroles du grand physicien, Monsieur C., ni par les élucubrations pittoresques d’une collègue de barbarisme Outre-Rhin et pas même par l’accent amusé d’un professeur d’Anglais, émerveillée par la splendeur et le rayonnement de ses copies. Au royaume de l’euphémisme et de la critique implicite, dans les couloirs de l’arène hypocrite des querelles enseignants et étudiantes, l’Euro’ a croisé le fer avec les mathématiques dont la dite Madame K., pour qui mon estime dégringole. A croire que les limites et les suites dont le souvenir de Jadis m’épouvante encore ont su masquer d’un gris nuage la « bonhommie » de cette jeune maman. « Lawl » aurait hurlé l’infatigable A. ! Peut-être, mais avant tout, je ne peux me lasser de répéter ces propos plein de sens qui « clorent » (NdT : Le verbe « clore » n’existe ni au Passé Simple de l’Indicatif, ni à l’Imparfait de l’Indicatif) cette semaine et l’augurèrent des lauriers irraisonnés propre à la conscience humaine.
Il serait bon, de prime à abord, de souligner la présence de celui que d’aucuns nomment « L’égal de Nietzsche », « la divine pensée terrestre », le dénommé H., dont la présence parmi cet auditoire d’élèves semblait aussi effarante que celle d’un oreille attentive qui chaque soir vous compte les péripéties lycéennes de la vie d’un prof éprouvé et perdu dans les cols de l’Education et de la vie d’un élève cherchant en vain à trouver sa filière, quelque part dans le néant littéraire des classes de L. Or donc, le cours du céleste Monsieur L., l’illuminé exemplaire, débuta sur une considération de la métaphysique et du sujet de Baccalauréat des séries S en session 2008/2009. Bien vite l’idée dériva sur les présupposés de la question : « La science apporte-t-elle des réponses définitives ? ». Interrogation à laquelle, après les réponses de S. ou C., l’infâme Petit Pierre vint mettre son grain de sel. En effet, non content d’encrasser l’astrale et angélique transmission de pensée, il se dit que prononcer quelques paroles ne ferait point de tort au monde. Mal lui en pris, car dès lors le sort s’acharna sur sa personne.
Eclaboussé par cette théorie nouvelle et sauvage, Monsieur L. en vint à parler de sa famille, de son prénom, de séries américaines qu’il citait sans raison. En cela résidait le génie, car son auditoire béat lui accorda raison. Ainsi advint le talent d’H., Celui-Qui-Avait-Divisé-Par-Zéro. Fort de ses années de préparations psychologiques, actifs partisans des débats désabusés sur le rôle de l’Homme dans la société et sa place dans l’univers carcéral lycéen, il parla des démocraties populaires de STI, du Rideau de Fer intersections lycéennes et de la propagande organisée par le Haut-Comité Général Enseignant. Il démontra par alpha et bêta que tout cela n’était qu’illusion, qu’il ne s’agissait que d’une farce organisée par le temps, car oui, Messieurs Dames, la vérité n’existe pas. Cette théorie sur laquelle nous avons lentement dérivé, comme des naufragés perdus dans la tourmente des vents, nous venait tout droit des inspirations propres à nos jeunesses. Etayé, il fut simple à ma voix d’augurer ces paroles de « Oh » et « Ah » puis de les ponctuer de répliques, d’arguments autres, il fut fort plaisant de disserter sur la possibilité d’une dualité du continuum espace-temps lors des choix et décisions et de la mise en place originelle d’un système de rouage du Destin, dont chaque Homme choisit le fil de l’Histoire. Le fait historique, ainsi, n’est pas atemporel comme une vérité qu’on ne peut déchoir, il naît avec l’acte de l’Homme, il n’existe pas en tant que tel avec l’Homme, n’ayant, par définition, ni passé, ni présent, ni futur, il est conçu par la main de l’Homme et par sa conscience. De là jaillirent moult autres débats comme la véritable nomenclature de « Cours de Philosophie », assurément destitué pour un « Psychanalyse scolaire » par les générations futures, traumatisées par le syndrome de la pensée unique. Le bourrage de crâne scolaire vise à l’institution d’une seule manière de pensée, que Monsieur L. réfute et rejette, louant le débat, la discussion, le libre-arbitre et la pensée individuelle et non universelle. Toutefois, le besoin de communauté, de création de sociétés, n’est-il pas une sorte de retour au Grand Tout dont l’Homme s’est détaché en comprenant qu’il était maître de la vérité, que lui seul pouvait tenir dans sa main la splendeur des temps de demain et laisser l’écho de sa parole résonner pour l’éternité.
En dire plus serait gâcher le mystère de la Philosophie, cette science de la pensée, de la communication et du droit à la parole, aussi, chers amis Voxiens et Voxiennes, éreinté par ma propre journée, je m’en vais somnoler et rêver des terres du Valinor, où seule la pensée d’Eru brille à l’ombre de Pelori et des arbres de Yavanna…
L’Homme asservit l’Homme et parfois c’est l’inverse. L’Homme n’est-il pas un Loup pour l’Homme ? Je suis fatigué, brisé, cassé, épuisé, abattu, déprimé, accablé, affaibli, las, exténué, harassé, excédé, diminué, excédé, éreinté, brisé, échiné, consumé, claqué, éreinté, accablé, démoli, échiné, maltraité, courbaturé, courbatu, surmené, ennuyé, délaissé, pas ménagé. Pauvre petit de moi. Petit Pierre vit bien des misères. Mes infâmes collègues ont la voix portantes, les garnements de lycéens sont bruyants et agités. C’est pas vivable une vie dans un lycée, vous savez ? Courage…
J’ai écrit à J., tiens. H. a laissé tomber des poils de sa moustache sur ma lettre. C’est la poudrière des Balkans ! xD
Merci tout d’abord pour vos petits mots Bernard et Maya. Le Canard s’est détaché, il a pris son envol, son essor, il s’en est allé cancaner dans les mares d’antan, plongeant sous les nénuphars et appréciant le vol des libellules. Mon regard, un instant distrait, a su capter la magie d’une étoile filante, cette magie qui ne s’éteint pas et se disperse en tout et chacun, cette même magie que l’on croit éternelle qui revient chaque année et qu’on aime laisser pétiller dans ses yeux. De l’astre éphémère auquel on souhaite une course dans l’atmosphère à ladite comète qui chaque année revient pour le plaisir des scientifiques et des connaisseurs, Etoile filante est un nouvel envol dans le ciel des nuits, scintillant, brillant et heureux.
J’espère qu’il saura tout autant vous faire rêver et rire, vous attrister et vous émouvoir, vous faire chantonner et claquer des doigts.
Amitiés des plus sincères ! =D
P.
On l’entend souvent cette phrase. D’accord sans l’étrange borborygme en ses dernières lettres, mais (…). On l’entend résonner dans la bouche du professeur de mathématiques de la salle juxtaposée qui dès ses premiers moments hurle après ses élèves des énigmes inéluctables parlant de programme sans fin, de limites infinies et de suites sans terminologie. On s’y perd. On entend l’écho des cours de Philosophie, toujours au même étage qui parle de cette inconscient, de Freud, Platon, d’inconnu, d’incertain, d’individualité du genre humain, de travail sur la réflexion, sur la conscience. Vous savez la bonhommie ne fait pas tout, l’Homme est une étrange créature dont je découvre les méandres au fil des propos de mes aimables collègues et camarades. De même que les « My Taylor is rich » sont devenus au cours du temps des « Today, we will see a movie ». Impressionnant ce que la langue peut évoluer. Dans le bon sens du terme. Je ne dénonce ni n’accable personne, il faut dire que parler de philosophie et de politique en longueur de journée doit également paraître ennuyeux. Tout comme narrer des résumés de livres, en faire des commentaires, disserter sur des propos étranges. Du moins, saurez-vous que Madame L., en Allemand, a un drôle d’accent qui lui vient de sa nativité outre-Rhin. Emmenez-les à Europapark ces petits et vous gagnerez leur cœur d’adolescent déboussolé dans ce monde d’adultes qui leur réclame orientation, métier, acharnement et compétition. C’est inhumain. Sic.
Quoiqu’il en soit, les péripéties furent brèves. Le boing-boing du ressort de chimie, dont Monsieur C. prouvait l’élasticité dans d’amples mouvements des bras (C’était préconisé xD) ou avec de légers bugs sur certains mots, aux premiers devoirs assignés que sont les dissertations, les ex-baccalauréats à refaire, recorriger. Une fois n’était-elle donc pas suffisante ? On plaindra les redoublants, ou du moins auront-ils eu le luxe de réviser leur devoir et d’y repenser. Il s’en est fallu de peu pour que le repas de la cantine ne soit pas fait d’OGM, on s’est donc vu contraint aux frites/knacks. L’américanisation et l’atlantisme atteignent même les selfs lycéens. Malheur sur nos pauvres têtes. Il faut croire que les profs écoutant de la musique entre deux cours ou se permettant d’évoquer leur vie privée.
Le Week-end est arrivé. Notre salut est proche.
« Quel étrange concept que celui de considérer que l’Homme agit en conscience. »
Ce fut une rentrée non moins majestueuse derrière les portails aux couleurs désœuvrées, non loin des mines désabusées, des lignes de bus supprimées, des passants médusés, des bâtiments tombant en ruine, des rampes d’escaliers « restructurées », des appellations ironiques de nouveaux bâtiments aux bleu et rose criards. Quelle idée ! Le Préfabriqué en lui-même était une trop maigre punition pour le corps enseignant et la gente étudiante. L’hiver viendra, bonnes gens. Vous mourrez de froid près des poêles installés dans les cours, regrettant la majesté de nos vieux locaux. Après donc, ce premier éclat sportif, c’est à l’absentéisme que l’on se confronte, dans les premières heures. Rires de Secondes, amusement de Premières, inquiétude des Terminales pour qui le professeur en question est devenu un icône, un demi-Dieu venu sur Terre apporter la foi en l’avenir à une génération malmenée et dans laquelle on place plus les mots fainéantise que confiance. Où va le monde ? Il faut leur faire confiance à ces petits.
Même si certains dormiront en Philosophie, que d’autres feront des esclandres de la Philosophie, parlant d’Art, de Lettres, de Musique. Les Muses de la Raison se seraient-elles envolées avec les oiseaux dans le ciel ? Les notes sont jetées dans les trieurs, les cahiers pliés entre deux volumes épais de Mathématiques et de Langue. A quoi bon parler de l’individualité de l’Individu quand l’Enfant lui-même oublie le respect qu’il doit au livre. « Les buts rêvés par toi sont par le livre atteints ! Le livre en ta pensée entre, il défait en elle Les liens que l'erreur à la vérité mêle, Car toute conscience est un nœud gordien. Il est ton médecin, ton guide, ton gardien. » aurait dit laconiquement Victor Hugo. Que de spiritualité dans cette âme nouvelle. Bach et Debussy, vestiges antiques qu’on attache à l’archaïsme comme des Prométhée bannis pour avoir accordé la Science et l’Espoir à l’esprit. Palsambleu, mon sang s’échauffe. Serait-ce la rentrée qui me donne cet effet ?