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Puisque mai tout en
fleurs dans les prés nous réclame,
Viens ! ne te lasse pas de mêler à ton âme
La campagne, les bois, les ombrages charmants,
Les larges clairs de lune au bord des flots dormants,
Le sentier qui finit où le chemin commence,
Et l'air et le printemps et l'horizon immense,
L'horizon que ce monde attache humble et joyeux
Comme une lèvre au bas de la robe des cieux !
Viens ! et que le regard des pudiques étoiles
Qui tombe sur la terre à travers tant de voiles,
Que l'arbre pénétré de parfums et de chants,
Que le souffle embrasé de midi dans les champs,
Et l'ombre et le soleil et l'onde et la verdure,
Et le rayonnement de toute la nature
Fassent épanouir, comme une double fleur,
La beauté sur ton front et l'amour dans ton coeur !
« Puisque mai tout en fleurs dans les prés nous réclame », Victor Hugo, Les Chants du Crépuscule
« Non, le voyage ne s'achève pas ici. La mort n'est qu'un autre
chemin... Qu'il nous faut tous prendre. Le rideau de pluie grisâtre de
ce monde s'ouvrira et tout sera brillant comme l'argent. Alors vous les
verrez.
Les rivages blancs... Et au-delà, la lointaine contrée verdoyante... Sous un fugace lever de soleil... »
Le Seigneur des Anneaux, J.R.R. Tolkien.
Rhapsody in Blue - George Gershwing
Oui, oui.
C’était la rentrée.
C’était pénible, long, difficile. Ereintant, même !
Il a fallu rendre des devoirs, en recevoir d’autres. Piquer quelques fous rires, adoucir l'atmosphère et parfois se fâcher, froncer les sourcils et jouer les durs. Vouloir être méchant sans l'être, redécouvrir les repas de la cantine, finir une chronique journalistique, s'intriguer devant de nouveaux ouvrages et chercher à étendre insatiablement les connaissances sur notre siècle.
Le jeu de la scolarité ? Peut-on vraiment survire à la Vérité ? A cette vérité qui est notre course inéluctable au Savoir et qui nous mène à notre perte ? Peut-on la concevoir et rester humain ?
Peut-être après tout. Peut-être bien que nous devenons tous Dieu en découvrant la vérité.
Débat ?
“For nothing is evil in the beginning. Even Sauron was not so.”
“I will not say: do not weep; for not all tears are an evil.”
“All we have to decide is what to do with the time that is given us.”
The Lord of the Rings (1954), John Ronald Reuel Tolkien
Wer
reitet so spät durch Nacht und Wind ?
Es ist der Vater mit seinem Kind;
Er hat den Knaben wohl in dem Arm,
Er faßt ihn sicher, er hält ihn warm.
Mein
Sohn, was birgst du so bang dein Gesicht ? -
Siehst Vater, du den Erlkönig nicht ?
Den Erlenkönig mit Kron und Schweif ? -
Mein Sohn, es ist ein Nebelstreif. -
»Du
liebes Kind, komm, geh mit mir!
Gar schöne Spiele spiel ich mit dir;
Manch bunte Blumen sind an dem Strand,
Meine Mutter hat manch gülden Gewand.«
Mein
Vater, mein Vater, und hörest du nicht,
Was Erlenkönig mir leise verspricht? -
Sei ruhig, bleibe ruhig, mein Kind;
In dürren Blättern säuselt der Wind. -
»Willst,
feiner Knabe, du mit mir gehn?
Meine Töchter sollen dich warten schon;
Meine Töchter führen den nächtlichen Reihn
Und wiegen und tanzen und singen dich ein.«
Mein
Vater, mein Vater, und siehst du nicht dort
Erlkönigs Töchter am düstern Ort? -
Mein Sohn, mein Sohn, ich seh es genau:
Es scheinen die alten Weiden so grau. -
»Ich
liebe dich, mich reizt deine schöne Gestalt;
Und bist du nicht willig, so brauch ich Gewalt.«
Mein Vater, mein Vater, jetzt
faßt er mich an!
Erlkönig hat mir ein Leids getan! -
Dem Vater
grauset's, er reitet geschwind,
Er hält in den Armen das ächzende Kind,
Erreicht den Hof mit Mühe und Not;
In seinen Armen das Kind war tot.
“ Erlkönig ”, Johann Wolfgang von Goethe