Le Voyage de Gulliver =D
Que dire… De retour ? =D
Samstag :
Sitôt les bagages défaites, voilà qu’on se rue dans un Schwäbisch-Hall glacial aux rues bondées et aux magasins ouvertes… très tard =D. Après un délicieux cocktail Cerise – Chantilly, nous voilà donc en escapade d’un pont à l’autre d’un clocher au supermarché et d’un café à l’autre. L’expresso, troisième du nom terminé, on monte dans une des voitures-taxi typiques de la Franken et on s’envole vers les sommets enneigés de Wolperthausen !
* Miss Sarajevo – U2 & Luciano Pavarotti *
Sonntag :
Levé aux aurores, par le chant du coq allemand, on parle politique, crise économique ou mondiale, on tergiverse sur le problème grec, le prix de la viande, les grands parents, les enfants, le passé, l’avenir, les voyages et les souvenirs… Et tout ça en allemand ! Fort de cette nouvelle force et volonté de pousser notre Verbesserung au dialecte local, on se jette sur les Bretzel du petit-déjeuner et on se prépare à la grande évasion, direction Rothenburg.
La ville des 365 (Ou 366 =D) Noëls m’a donc ouvert ses portes et lumières, rennes, Père Noël et autres symboles des fêtes de fin d’année ont explosé à mon regard. Partout, les boules aux reflets miroitants, les sapins couverts de bougies et de guirlandes ou encore les calendriers de l’avant aux cadeaux plus ou moins amusants se propageaient tels une épidémie. Le Weihnachtmarkt n’était pas très grand, mais cela n’a pas empêché A. et R. de goûter aux sucreries amandées.
* Mistletoe and Wine – Cliff Richard *
Montag :
Sautillant sous les premiers flocons de neige, on part pour le lycée et les cours avec la 10c, on découvre que lire le journal en cours c’est distrayant, on fait des mots croisés, on dessine des cœurs avec le mot « Allemagne », on note les expressions amusantes pour désigner « cercle trigonométrique » ou encore « algorithme, polynôme et logarithme » ; on dessine des triangles de Pascal, on joue les loyalistes et on décide que John, c’est pas bien ! On grignote pendant les explications barbantes, on récite du Goethe et on écrit de l’Hugo, par cœur.
Quelques Brötchen plus loin, on prend un bus à la dernière minute, on retrouve l’église locale, les questionnaires sans fins et les plans illisibles sensés nous aider dans notre quête des lieux perdus de Swchäbisch ; on dessine un fantôme aux yeux globuleux (Ou de merlan pas fris selon l’envie ! xD), un poêle à salinière au toit très pentu et un château très schématisé. Essoufflé après l’escalade des marches plus hautes que larges, on va boire un chocolat chaud et discuter avant la photo de groupe à la marie. On boit du jus d’orange et on se moque des tics des grandes personnes ! Vilains, que nous sommes.
* Lonely This Christmas – Mud *
Dienstag :
Stuttgart, nous voici ! Places ensoleillées aux obélisques imposantes, palais ou tours multiples, marchés de Noël surpeuplés et aux odeurs enivrantes ou encore églises à la quiétude magistrale et aux orgues imposants, l’Allemagne recèle de facettes différentes. Après un petit pain d’épice et une courte visite de la galerie d’arts, on a découvert le Mac Do’ allemand et ses files prestigieuses et horriblement longues !
Que dire de l’après-midi, après les Schlumpf de Mulhausen, Daimler Benz paraît bien simplet, mais le musée regorgeait de petites merveilles comme ces vieux modèles de 1960 ou encore ces voitures de courses toutes d’argent. On écrit des lettres devant les regards amusés de F. et C. ; on se promène en écoutant les accents plus ou moins prononcés des patois régionaux. On a faim, encore et encore. Peut-être deviendra-t-on comme Mobs après tout. On se régale dès le repas du soir servi et on écoute en boucle les Rock Christmas de To’.
* Immigrant Song – Led Zep’ *
Mittwoch :
Hum… Atcha ! Il neige, encore et encore, et les routes ne sont pas déneigées. On demande crédulement si demain, il y aura autant de monde, car onze à table, ça devient très compliqué à comprendre, on prend ses aises, on goûte le gâteau Framboise – Chocolat et on laisse de grosses marques de pas dans la neige. On mange des clémentines et on jette des peaux partout. On s’endort pendant que d’autres baillent ou ronflent, l’histoire européenne réunit les Allemands et les Français autour d’une bonne nuit de sommeil à terminer (=P).
On écrit des mails après un rapide repas et on va visiter une exposition de mathématiques fantastiquement ennuyante. On se cache dans des bulles, on devient « cryptophile » et on organise une boom dans un carré de 4 m ². On multiplie les photos et on ne regrette de ne pas être là. On part écrire un article et on rit aux éclats. On rêve de Nürnberg et des Lebkuchen. On fait la moue devant l’émission des criminels et on se décide à abandonner le projet fou de cambrioler la Bausparkasse. Le Père Noël sera peut-être un peu moins gentil que prévu.
* Christmas Time – Band Aid *
Donnerstag :
Nürnberg. Ville millénaire au marché de Noël réputé gargantuesque. On y achète quelques souvenirs, écrivant une carte ou deux, on se demande ce qu’a pu titrer le Canard Gestern, on mange, on déguste les spécialités locales, on visite les églises, les places énormes et les châteaux enneigés, on pousse les portes impressionnantes et on pénètre dans le petit monde des jouets. On s’envole dans les cieux, déployant nos ailes. On en rêvait depuis si longtemps, qu’on peine à se rendre compte du petit nuage sur lequel on vit.
On veut retrouver les amis de 10c, parler encore et encore, voir plus de choses, accélérer la longue visite de la Tour des Sens et faire une bataille de boules de neige. Regoûter les Schneeballen ne serait d’ailleurs pas pour me déplaire. On se promène dans le train, on regrette déjà de se dire, que tout cela aura bientôt une fin. On voudrait pouvoir se faire tout petit et se cacher ici pour des années. Mais la raison nous rappelle et puis, on ne peut s’empêcher de penser à certaines personnes qui nous sont chères …
* Rockin’ Around The Christmas Tree – Mel & Kim *
Freitag :
Retour aux sources, on échange des adresses, on fait des contrôles d’histoire et on raconte une fois de plus l’histoire de l’infâme Raoul Coutard et du tableau volé, on dessine des smileys, on décide d’essayer de comprendre les maths et puis on se laisse emporter on dit n’importe quoi. On poste les dernières cartes et on demande à I. et S. si elles ont compris tout ce que leur prof de Français racontait. On s’en va, le cœur lourd, vers la cuisine et le repas de midi. On décide de tester le restaurant du lycée et on sourit lorsque J. tombe avec ses frites.
On refuse le sport et surtout le foot et on se complaît à cuisiner ! D’abord, na ! On déguste les petits cœurs ou les petites étoiles à la confiture d’orange et on aide N. et P. à en faire encore et encore. On se demande si les Maultaschen sont meilleurs ou non et on hésite à en emporter. Un moment de honte est vite passé. On met les mains à la pâte, bataillant avec la farine et les œufs, on rit avec Yoshi et on dit « Tchüss » à tous ceux qui ne seront pas là demain. On prépare la fête de ce soir. On se demande pourquoi ne pas en avoir fait une seule et puis on rit.
* I Won’t Be Home For Christmas – Blink 182 *
Samstag :
Quelques pleurs des deux côtés. Une petite partie à jamais laissée à SHA et en Frankren. Il sera très dur de reprendre le rythme lundi, mais on promet d’écrire et de revenir. On compte les heures, les minutes, on agence les cadeaux et on prépare les retrouvailles. On se demande si les étoiles brilleront dans le ciel ce soir. Si quelqu’un parlera de Schwarz Schnee ou si D. arrivera triomphant avec son jambon, si To’ et A. se chamailleront ou si C. s’affalera encore dans le fauteuil bleu océan en dévorant tous les bonbons de la maison.
Bis Bald…
Comments
Ah, que te dire... C'est si agréable les voyages comme ça...
Je suis vraiment, vraiment contente que ça t'ai tant plu. Je le percevais à travers tes mails, et j'en étais particulièrement réjouie.
Tu m'as manqué, j'avoue. Plus personne "sur qui me défouler" le soir. xD M'enfin...
J'ai un léger sourire sur le visage, un peu nostalgique... J'ose esperer que tu y retournera, ou qu'elle(s) reviendra(ont). Bien sûr... Gardez contact, profite au maximum de ces liens et tu en revivras, des moments comme ça !